
Financement durable de l’information Géospatiale
UN-GGIM a organisé un webinaire dans le cadre du Geo-Empower Webinar Series, consacré au United Nations Integrated Geospatial Information Framework Sustainable Funding Guide and Return on Investment.
Le programme du webinaire a comporté la présentation du guide, des présentations de pays dont le Rwanda, et une discussion générale.
https://ggim.un.org/meetings/2026/Geo-Empower_Webinar_Series/#overview

Retrait des USA
Le webinaire coincide avec le mémorandum présidentiel du 7 janvier 2026 annonçant le retrait des États-Unis de 31 agences onusiennes, 35 organisations internationales et plusieurs traités.
Ce désengagement touche directement :
DESA (Department of Economic and Social Affairs), maison mère de l’UN-GGIM.
ECOSOC (Economic and Social Council), plateforme centrale dont dépendent les commissions régionales (UNECA, ESCWA, ECLAC, ECE, ESCAP).

Impact sur ECOSOC, les commissions régionales et UN-GGIM
Impact sur le leadership : le U.S. Census Bureau, co-chair du comité,
Risque de perte d’expertise technique : USGS, NOAA, NASA, Census Bureau.
Affaiblissement du cadre normatif : ralentissement du IGIF et des standards géospatiaux.
Devenir des centres d’excellence ?
Chine : Centre d’excellence UN-GGIM sur le Knowledge & Innovation : UN-GGKIC
Allemagne: Centre d’excellence sur la Géodésie: UN-GGCE
Arabie Saoudite : Projet de centre sur l’Écosystème Geospatial

Le rôle accru des réseaux UN-GGIM
Secteur privé et académique : deviennent cruciaux pour garantir l’innovation, les standards et le transfert de compétences.
SDG Data Alliance : intègre les données géospatiales dans le suivi des ODD, mobilise des partenariats multi-acteurs et compense le déficit institutionnel.
Ces réseaux assurent la résilience du système multilatéral et renforcent la capacité de l’Afrique à se positionner comme acteur de stabilité.

https://ggim.un.org/UN-IGIF/documents/UN-IGIF_Funding_Guide.pdf
Cas du Maroc : Foncier et investissement
Le rapport annuel 2024-2025 de la Cour des comptes du Maroc insiste sur la nécessité d’une stratégie foncière nationale claire et intégrée, car la mobilisation du foncier est identifiée comme l’un des principaux obstacles à l’efficacité des investissements et à l’amélioration du climat des affaires.
Constats du rapport (2024-2025)
- Problématique centrale : La Cour des comptes souligne que la mobilisation du foncier reste un frein majeur pour les projets structurants et pour l’attractivité des investissements.
- Fragmentation institutionnelle : Multiplicité d’acteurs (ministères, agences, collectivités) sans coordination efficace.
- Sous-utilisation et risques : Biens publics non exploités, absence de dispositifs de suivi, et risques d’utilisation illicite du foncier de l’État.
- Manque de transparence : Faible circulation des données entre institutions, absence d’un système intégré d’information foncière.
Parmi les recommandations de la Cour :
- Adopter une stratégie foncière nationale claire : Alignée sur la politique de soutien à l’investissement et cohérente avec les priorités territoriales.
- Créer des dispositifs d’échange de données : Entre les différents acteurs publics et privés.
- Articuler foncier et investissement : Conditionner les projets à des études de faisabilité et à une évaluation préalable des besoins fonciers.
Lien avec la stratégie d’investissement
- Investissement public : La Cour recommande un cadre unifié d’évaluation préalable des projets pour optimiser l’impact et éviter la dispersion.
- Investissement privé : Nécessité d’une stratégie nationale officielle de l’investissement, intégrant la dimension foncière pour réduire les coûts et améliorer l’attractivité.
- Observatoire national de l’investissement : La Cour insiste sur son achèvement rapide pour suivre la réalisation des objectifs stratégiques.


La COM 2026 : Innovation et données pour la transformation de l’Afrique
Prévue à Tanger du 28 mars au 3 avril, la COM 2026 sur le thème : La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe pour la transformation économique de l’Afrique.
Une occasion de faire le point entre autre sur les besoins en financement et les moyens d’y faire face en liaison avec la thématique de la conférence.

