Un cadastre moderne est au coeur de la bonne gouvernance du foncier

cadaste

Dans sa préface du livre publié par ESRI Press Academic , Land Administration for sustainable development , Jack Dangermond President d’ESRI écrit, soulignant le rôle d’un cadastre moderne dans la bonne gouvernance du foncier (http://esripress.esri.com/display/index.cfm?fuseaction=display&websiteID=165):

“The book, by renowned experts in the field Ian Williamson and Stig Enemark, and their coauthors Jude Wallace and Abbas Rajabifard, chronicles how land administration systems have evolved from linking cadastral land records to demonstrating their inherent power for sharing spatial information that can change the world. Advances in spatially based technologies have helped land administration systems to bring about development that is just, equitable, and ultimately sustainable”.

Dans un monde globalisé évoluant vers des sociétés et économies du savoir, l’information Géographique joue un très grand rôle, tel que démontré dans la publication de la FIG : Spatially Enabled Society (SES) (http://www.fig.net/pub/figpub/pub58/figpub58.pdf):

La publication traite des piliers pour réaliser la vision SES à savoir :

1- le cadre légal supportant la structure institutionnelle de partage découverte et accès aux données, le concept l’intégration des données multi sources et interopérabilité, l’infrastructure de positionnement

2. le concept d’intégration de données multi sources et interopérabilité

3. Une infrastructure de positionnement pour bénéficier des possibilités de précisions disponibles

4. Une Infrastructure de données spatiales pour faciliter le partage de données, réduire les duplications et lier les producteurs , fournisseurs , aux utilisateurs sur la base de buts communs

5. L’information sur la propriété comme sujet dominant entre le gouvernement, le secteur des affaires, et les citoyens a propos des ressources foncières et l’eau

6. Données et information afin de respecter les principes de base pour accroître disponibilité et l’interopérabilité de données librement réutilisables a partir de différents acteurs et secteurs.

Le comité du programme de la journée de l’IGT à Mohamedia le 14 décembre 2013, consacrée à la bonne gouvernance du foncier : Enjeux et défis , a fourni un grand effort pour mettre un programme riche sur le sujet.

On espère que la participation des IGT sera massive et les débats fructueux , pour aboutir des recommandations visant à sortir le cadastre marocain de sa situation actuelle ‘Hybride’ et marginalisé, tant décriée par certains de nos confrères ayant exercé au sein de l’ANCFCC à des haut postes de responsabilité et donc grands connaisseurs de ce sujet.

Le Cadastre marocain doit devenir comme c’est le cas dans les grands pays développés au centre de la bonne gouvernance du foncier dans notre pays.

Les documents de l’ANCFCC à l’occasion du centenaire de l’immatriculation foncière citent parmi les objectifs de la vision stratégique, à moyen terme le développement d’un nouveau cadastre à caractère économique, et dans le long terme la couverture de l’ensemble du territoire marocain par un cadastre juridique et un cadastre économique.

Et c’est bien là qu’on espère voir de nouvelles approches, plus inclusives et participatives, mobilisant toutes les parties concernées, dont le secteur IGT privé.

Les logiciels libres sont ils une alternative au piratage ?

cartefos

Business Software Alliance (BSA ) estime le taux de piratage au Maroc à 66%, comparée à une moyenne mondiale de 42% et une valeur estimée à 91 M dollars.

En l’absence d’étude sur le phénomène de piratage de logiciels dans le secteur de la géomatique au Maroc, On pourrait supposer que ce taux serait proche de la moyenne nationale.

Je saisis cette occasion pour rendre hommage à notre confère Hamid Ouzzine, qui aurait beaucoup à dire sur ce sujet, ayant développé le logiciel de Topographie TOPOGEN, aussi grande victime du piratage.

La question se pose alors d’examiner si les logiciels libres ( sous entend les logiciels libres et ouverts: Free and Open Source Software :FOSS) pourraient offrir une alternative au piratage dans le domaine de la géomatique en général et dans le secteur de la topographie en particulier.

Il y’a lieu de rappeler que la notion de logiciel libre a été formalisée au début des années 1980.En pratique, les logiciels libres pouvant être librement utilisés, copiés, modifiés et redistribués par tout un chacun en toute légalité, se sont largement diffusés les vingt dernières années, et le nombre de contributeurs au bien commun qu’ils constituent n’a cessé de croître pour atteindre des millions d’utilisateurs (particuliers, ONG, entreprises, administrations…).

Le dernier guide de GovLoop consacré à l’Open Source (OS) présente une description de la situation de la pénétration des logiciels libres , et ce sur la base d’une enquête mondiale.Le rapport cite parmi les développements technologiques qui sont entrain de façonner le devenir de l’OS : Le Big Data , le Cloud et le mobile.

Les facteurs cités par les utilisateurs comme limitant le recours aux logiciels libres sont :L’éducation, les craintes d’interopérabilité, et les préoccupations juridiques.

Prenant tout cela en considération, nous allons essayer d’examiner la situation en ce qui les logiciels libres en géomatique, et quelles possibilités offrent t’ils comparés aux logiciels propriétaires des mêmes catégories ?

A suivre…

 

Source de la Carte en image :

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0198971512000890#MMCvFirst

 

Le nouveau décret des marchés publics marginalise la profession d’IGT

ArchiTop

Le dîner débat organisé le 6 décembre par AMIGET Rabat sur le nouveau décret des marchés publics a été l’occasion de débattre des nouveautés que ce décret apporte, en ce moment où la profession de l’IGT fait face à une dégringolade dangereuse des honoraires et prix des prestations pratiqués par les IGT.

Les confères n’ont pas manqué de soulever dans les débats la manière dont ont été traitées les prestations topographiques en tant qu’accessoires aux travaux , comparées à celles de la la profession d’architecte traitée avec plus de dignité et respect.

Il est donc apparu que l’avis de la profession n’a pas été pris en compte  lors de la préparation du décret , ce qui lui porte un grand préjudice.

L’une des conclusions du dîner débat est d’ailleurs que les instances de l’ONIGT se mobilisent dans les meilleurs délais auprès des autorités concernées, pour corriger cette injustice.

On en reparlera.

20131206_201955

Quelle couverture sociale pour l’IGT du secteur privé ?

retraite

Dans le cadre de son programme de travail le bureau de l’AMIGET Rabat a adressé un questionnaire pour s’enquérir de la situation de la couverture sociale des ses membres. Cela concerne, l’assurance maladie, l’assurance décès, la retraite et les accidents.

En l’absence de réactions, et le semblant de manque d’intérêt par rapport à ce sujet important, sur lesquels nous ne pouvons tirer de conclusions pour le moment, nous allons cependant continuer à nous y intéresser.

Les instances de l’ONIGT ont d’ailleurs déjà essayé de l’aborder avec plusieurs initiatives et plus au moins de bonheur

Nous avions retenu ce sujet comme objet du premier dîner débat que nous avions programmé, mais au vu de l’actualité et de son urgence, nous avons plutôt traité du nouveau décret des marchés publiques qui rentre en application à partir du premier janvier 2014.

Au vu des situations déplorables auxquelles sont arrivées certains de nos confrères en raison justement d’absence de couverture sociale appropriée, Il nous faudra donc trouver des moyens pour sensibiliser tous à cette question, et essayer de travailler avec l’ordre pour proposer des solutions adéquates.

Nous sollicitons donc les propositions de toutes les associations et confrères à ce propos.

Pour initier la discussion nous proposons l’organisation d’un dîner débat sur ce thème avec la présentations de diverses offres actuellement disponibles, et la discussion des options qui répondraient aux besoins des IGT.