Quelle offre du secteur Geospatial marocain vers l’Afrique ?

Introduction

Le rapport  GeoBuiz 2019 publié récemment, vient de fournir un éclairage sur le positionnement du Maroc dans le secteur de l’information Géospatiale à l’échelle mondiale et africaine.

Depuis 2017 le rapport décrit  les évolutions des divers segments de l’industrie Geospatiale à l’échelle globale et des régions, avec le nombre de pays inclus  augmentant chaque année.

Pour ce, le Country Geospatila Readiness Index : CGIR  avec une série d’indicateurs est utilisé pour faire l’évaluation de la situation au niveau des pays, et procéder aux  classements en conséquence

C’est ainsi que  le rapport GeoBuiz 2019  inclut le Maroc,  absent dans les versions précédentes.

A cette occasion ce blog aborde la question de l’offre du secteur Geospatial marocain vers l’Afriquen .Il donne un aperçu de la coopération du Maroc et ses échanges commerciaux en Afrique, la situation globale du  secteur africain de l’information Geospatiale ,  l’examen de l’expérience française dans le domaine et propose en conclusion des voies à envisager dans le cas du Maroc.

Coopération et échanges commerciaux  Maroc Afrique

Les relations de coopération et commerciales Maroc –Afrique ont fait l’objet de plusieurs études et documents. Nous en citons quelques exemples .

Le Document ( Office des changes, 2017) fournit la radioscope des échanges commerciaux du Maroc avec les pays de toutes les Sous régions de l’Afrique.

L’Afrique de l’Ouest est ici citée en exemple. 

Source: Office des changes, 2017
Source : Office des changes, 2017

Le graphique de L’étude (OCP Policy Centre , 2016) fournit les partenaires commerciaux du Maroc en Afrique Sub Saharienne en % des échanges commerciaux  pour la période  2008-2014

Note: RASS (reste Afrique subsaharienne), MoyASS (moyenne Afrique subsaharienne)
Source: OCP Policy Centre

Ci-dessous la cartographie des entreprises marocaines implantées en Afrique (Amadeus , 2015)

Source: Amadeus , 2015

D’après (DPEF,2018) les pays d’Afrique de l’Ouest constituent souvent la porte d’entrée pour les entreprises marocaines en Afrique. L’UEMOA qui regroupe huit pays au sein d’une union monétaire et économique21, est particulièrement attirante pour les entreprises marocaines. Cette zone est explicitement citée par un certain nombre d’entreprises comme la zone africaine la plus attractive pour le développement de leurs activités.

Si les marchés d’Afrique de l’Ouest attirent les entreprises marocaines pour des raisons d’affinité linguistique et de proximité géographique, celles-ci présentent un engouement de plus en plus marqué pour le potentiel de marché de l’Afrique anglophone.

Le secteur de l’information Géospatiale en Afrique

D’après (Geospatial Media and Communicatons , 2019) (Le marché Geospatial en Afrique est estimé à 8.2 milliards USD en 2018 et une prévision de 12.02 Milliards USD en 2020 répartis comme suit :

GNSS and Positioning : 6.94 Milliards USD

Earth Observation: 2.28 Milliards USD

GIS and Spatial Analytics: 2.76 Milliards USD

Scanning : 0.05 Milliards USD

La région africaine continue à occuper la quatrième position dans le score régional de préparation géospatiale dérivé de CGRI-19.

A part Afrique du Sud, tous les pays africains évalués présentent une faible performance dans l’indice global de préparation géospatiale.

L’Afrique du Sud tète du classement africain avec un CGRI de 24.42, se classe 31 à l’échelle mondiale.

Alors que l’Afrique du Sud  a créé son NSDI  (SaSdi) en 2003, les directives de mise en œuvre ne sont plus conformes aux innovations technologiques récentes.

En outre, la région ne favorise pas non plus participation facile du secteur privé, ce qui est actuellement l’un des défis majeurs pour la préparation géospatiale dans la région.

La région doit donc tirer parti des collaborations internationales et solliciter l’aide des principaux pays sur leur  cadres de gestion de l’information  géospatiale  et capacités institutionnelles pour mettre en place des écosystèmes technologiques  répondant aux objectifs de développement durable, et prenant en considération:

  • Le renforcement des capacités par une formation adéquate.
  • Le partage et l’ouverture des données
  • La révision du Cadre légal et institutionnel
  • Le besoin de mutations des Agences Géospatiales nationales (Kedar, J. , 2018)

Dans le classement GeoBuiz 2019,  le Maroc obtient un score  CGRI de 10.53 (moyenne régionale de 11.85), et se classe 8 ième sur 14 pays africains évalués, et 60 à l’échelle globale , comportant 75 pays dont les  leaders suivants :

1 USA 100.00

2 United Kingdom 62.16

3 Germany 49.51

4 The Netherlands 47.03

5 Canada 44.45

6 Denmark 44.06

7 China 41.19

8 Singapore 41.16

9 Belgium 41.11

10 Switzerland 40.94

Source : Geospatial Media and Communicatons , 2019

Le tableau ci-dessous fournit le classement CGRI Afrique

Tableau . Classement  CGRI Afrique

Pays Score CGRI Classement
Global
Classement
Régional
Afrique du Sud 24.42  31 1
Kenya  15.09 48 2
Egypte 14.43 51 3
Nigeria 14.21 52 4
Botswana 11.94 56 5
Ethiopie 11.89 57 6
Rwanda 10.68 59 7
Maroc 10.53 60 8
Tanzanie 10.01 64 9
Ghana 9.82 65 10
Zimbabwe 9.62 68 11
Namibie 9.30 70 12
Ouganda 7.97 72 13
Soudan 5.77 75 14
Moyenne Regionale 11.83

Source: (Geospatial Media and Communication GeoBuiz , 2019)

L’expérience française d’export Geospatial vers l’Afrique

La France  se classe 11 dans l’index  CGRI (40.11).

Son expérience Mérite d’être examinée depuis  les interventions d’IGN France International, le CNIG puis le  Club International d’AFIGEO dont les objectifs sont :

  • Rassembler les géo-entreprises tournées vers l’international, et défendre leurs intérêts dans le monde
  • Promouvoir leur expertise en menant des actions internationales
  •  Favoriser les synergies avec les organismes français notamment Business France

‘L’offre d’ingénierie française à l’international  a pour ce faire été structurée en “escadre ou en vol d’oies sauvages”, par une fédération systématique des atouts de chacun des prestataires’.

Le secteur Geospatial du Maroc

Le secteur de l’information géospatiale  malgré son importance,   est absent dans de nombreuses  études stratégiques récentes  et   rapports relatifs à la Société de l’information /Savoir, Economie numérique et Transformation digitales au Maroc.

Ceci , alors que les services en géomatique : géodésie, cartographie, cadastre sont indispensables pour  l’agriculture, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, Environnement, Transport , la prévention des risques …

Le recueil de ces données impliquant des techniques pointues et des compétences spécifiques, afin  d’associer  aux prestations d’ingénierie, à  la spécification initiale des études, l’apport de la géomatique.

Par ailleurs on ne peut ignorer l’information Géospatiale alors qu’elle constitue une composante essentielle du Big Data, qu’elle est indispensable dans  la réalisation des Objectifs du Développement Durable .

La convergence des technologies font que l’Imagerie Satellitaire, LIDAR, Drones, SIG, combinées à l’intelligence artificielle, sont disruptives et impactent le BIM notamment pour les smartcities ,  HR Mapping pour la conduite autonome de véhicules….

Il est par conséquent urgent  de dresser un état des lieux du marché marocain de l’Information Géographique et la Géomatique.

Il s’agit d’étudier l’organisation actuelle du marché, identifier ses acteurs majeurs et caractériser sa segmentation.

C’est un des préalables pour faire aboutir une offre marocaine valable vers l’Afrique dans ce domaine.

Conclusion

Il est à espérer que les réflexions sur le nouveau modèle de développement au Maroc, soient saisies  pour prendre en considération l’importance du secteur de l’information Géospatiale.

L’absence d’une  stratégie Géomatique  nationale et par conséquent d’une Infrastructure Nationale des Données Géospatiales (NSDI) signalée depuis plusieurs années (Timoulali, 2001),  impacte en effet directement :

  • La Stratégie Numérique nationale   par le biais des services en ligne qui ont fait l’objet de rapport  et recommandations de la cours des comptes
  •  Les Contraintes du foncier  aux stratégies sectorielles, signalées dans divers rapports de la Cour des comptes et CESE,  auxquelles devait s’attaquer la  Stratégie Foncière Nationale ( MCA Morocco et CESE).

C’est  aussi cette vision intégrée et stratégie globale  qui permettraient d’aborder convenablement l’axe de la coopération et  l’export geospatial du Maroc vers l’Afrique.

Références

AFIGEO. http://www.afigeo.asso.fr/international.html

African Business (2019). The Great Leap : can Tech directly transform Agriculture

AUSIM (2019).La transformation digitale au Maroc : l’état de l’art et témoignages

CEA (2018). Annuaire Statistique pour l’Afrique

CEA (2017). L’information géospatiale au  service du développement durable en Afrique : Plan d’action africain sur la gestion de l’information géospatiale à l’échelle mondiale 2016-2030

CIRAD (2019). L’information géospatiale au service de l’agriculture africaine, un investissement essentiel pour les politiques agricoles

CNIG (2011). Résumés des études et productions réalisées 2008 à 2011

CPCAF (2019).Le baromètre de l’opinion des entreprises africaines

CTA (2019). The Digitalisation of African Agriculture Report 2018-2019

DEPF (2018). Echanges commerciaux Maroc – CEDEAO : Opportunités par Pays et par produit

DEPF (2015). Relations Maroc-Afrique : L’ambition d’une « nouvelle frontière »

Geospatial Media and Communicatons (2019). GeoBuiz  Geospatial Industry Outlook & Readiness Index

INSTITUT AMADEUS (2018).  De la Défiance aux défis L’ère des grands bouleversements

INSTITUT AMADEUS (2015). Le Maroc en Afrique : la voie royale

INSTITUT AMADEUS (2014). Le Maroc et l’Afrique : Pour une mobilisation nationale d’envergure

IRES (2015). La politique africaine du Maroc

IRES (2012). Les relations Maroc-Afrique : les voies d’une stratégie globale et rénovée

Kedar, J. (2018). Future National Geospatial Agencies : Shaping their contribution to Society and the Sustainable Development Goals, 2018 World Bank Conference on Land and Poverty , March 19-23, 2018

MAZARS, La Tribune Afrique (2019). Le Maroc, La  Future  ‘Digital nation ‘Africaine ?

OCP Policy Center (2016) . Relations Maroc-Afrique subsaharienne : quel bilan pour les 15 dernières années

Office des Changes (2017). Echanges Maroc-Afrique Subsaharienne

Policy Centre for the New South (2019). Rapport annuel sur l’économie africaine

Timoulali, M. (2001). Perspectives of the National Spatial Data Infrastructure in Morocco, FIG International Conference on Spatial Information for Sustainable Development, Nairobi, Kenya 2–5 October 2001

La stratégie foncière au Maroc : leçons des stratégies sectorielles nationales et des pratiques internationales

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https://www.farmlandgrab.org/post/view/23520-qui-est-responsable-des-accaparements-de-terres-dans-le-monde

1- INTRODUCTION

Suite à des consultations organisées par le chef du gouvernement et l’organisation en décembre 2015 des assises nationales sur la politique foncière de l’état, un processus été lancé pour la préparation d’une stratégie nationale foncière.
Le constat de la limite du modèle de développement actuel ayant été fait, on se réfère aux analyses des stratégies sectorielles nationales effectuées par plusieurs organismes pour en tirer des leçons qui s’imposent pour la stratégie foncière.
On procédera aussi à un examen des expériences internationales pour en déduire les bonnes pratiques dans une perspective africaine dans le domaine.

2- LE LANCEMENT DU PROCESSUS DE L’ELABORATION DE LA STRATEGIE FONCIERE NATIONALE

En novembre 2017 le chef du gouvernement avait annoncé aux parlementaires le lancement du chantier de la politique foncière nationale.
Dans la foulée un appel d’offres fut lancé par MCA- Morocco dans le cadre du Compact II du MCC, et sa composante amélioration de gouvernance et de productivité du foncier. L’appel d’offres qui fait suite à celui de 2016, a pour objet la préparation et la mise en œuvre du dialogue sur le foncier.
L’appel d’offres de novembre 2017 a été déclaré infructueux. Suite à quoi le Conseil Economique Social et de l’Environnement (CESE) a été saisi par le chef de gouvernement pour un avis sur la politique foncière nationale.
Il faut aussi rappeler le rôle de la commission ministérielle permanente de la politique
– la proposition au gouvernement de la stratégie nationale de la politique de l’Etat dans le domaine foncier, ainsi que son suivi et son évaluation après sa soumission pour adoption,
– la coordination des interventions des secteurs publics chargés de la gestion du foncier,
– la garantie de la convergence des politiques publiques dans ce domaine,
– les consultations sur les mesures législatives, organisationnelles et procédurales.

3- DES LEÇONS A TIRER DES STRATEGIES SECTORIELLES NATIONALES

Les constats du CESE, les évaluations de la cour des comptes et  Les analyses de l’OCDE ont soulevé les Problème de cohérence, Gouvernance et suivi/Évaluation des stratégies sectorielles nationales. Déja en 2012 Prof. N. Akesbi avait fait  ce constat :

« reste que, à un niveau plus général, le PMV s’inscrit dans la lignée des plans sectoriels engagés au Maroc depuis le début des années 2000. En effet, depuis l’abandon de la planification – futelle indicative – des années 60-90, le pays se contente de simples plans sectoriels drapés de noms évocateurs tels « Azur » pour le tourisme, «Emergence »pour l’industrie, « Rawaj » pour le commerce, «Halieutis» pour la pêche, et «Maroc vert» pour l’agriculture… Elaborés dans les mêmes conditions et avec le même état d’esprit, tous ces plans souffrent de problèmes similaires et se prêtent à peu près aux mêmes critiques. De plus, réalisés sans souci de coordination et s’ignorant donc les uns les autres, le grand problème aujourd’hui est celui de leur mise en cohérence. Chaque plan se complaît ainsi dans sa propre logique et affiche ses propres objectifs ainsi que ses moyens, quitte à ce que ceux des uns entrent clairement en conflit avec ceux des autres… ».

La quasi-totalité des stratégies sectorielles ont été élaborés selon les mêmes approches par des cabinets de conseils sélectionnés suite à des appels d’offres. En l’absence d’évaluation indépendance , il est pour le moment difficile de déterminer les responsabilités entre les maîtres d’ouvrage, maîtres d’ouvres, AMO et autres intervenants , dans les constats relevés ci-dessus.

La recommandation ci-dessous de la Cour des comptes au ministère du tourisme devrait interpeller tous les départements ministériels qui ont recours à l’expertise externe et consultants :

– Eviter le recours excessif aux consultations juridiques et techniques pour des tâches normales de l’administration, surtout que le département dispose de directions dédiées ainsi que d’une société d’ingénierie sous sa tutelle (la SMIT), dont la mission légale est la réalisation « d’études de toute nature nécessaire à la définition et à la mise en œuvre de la stratégie de développement du tourisme arrêtée par les pouvoirs publics » ;
– Pour les études justifiant le recours à l’expertise externe, le département est appelé à être plus précis dans la définition des termes de références et de veiller à l’exploitation effective de leurs résultats ;

4- LES CADRES INTERNATIONAUX ET BONNES PRATIQUES

  

https://www.grain.org/article/entries/4063-le-millennium-challenge-corporation-americain-l-afrique-livree-au-big-business

Le choix   a été porté sur  la Malaisie et  le Rwanda en raison de la disponibilité d’une documentation suffisante.

Les leçons d’une évaluation de la Gouvernance foncière en Malaisie par la Banque Mondiale concernent :
– L’attribution de Titres fonciers
– Les Solutions TIC et intégration de données
– Le Partenariat Public Privé
– La disponibilité du NSDI
– La Politique et coordination inter Agences

Le choix du Rwanda s’explique par son classement dans le Doing Business, notamment en ce qui concerne le transfert de propriété.
Le travail accompli par le Rwanda dans ce domaine et dans la bonne gouvernance en général est remarquable , comme en témoigne divers rapports et classements internationaux.
– Un plan cadre de développement national
– Des stratégies sectorielles dont : TIC + NSDI (SMART Rwanda 2020), Open Data, Politique Foncière, Stratégie Foncière.

  • Ebauche résultant des assisses nationales sur la politique foncière de l’état

5- ASSISTANCE EXTÉRIEURE

Les réformes foncières en Afrique, ont mobilisé et continue, plusieurs des appuis extérieurs de la coopération bilatérale  (Allemagne, Angleterre, France,  Canada,  Suisse, USA…) et multilatérale (Banque Mondiale, Banque Africaine, PNUD….).

Des  études sont disponibles  sur les réformes  foncières  dans les différentes sous régions de l’Afrique : Afrique Australe, Afrique Centrale, Afrique de l’Est, Afrique de l’Ouest et Afrique du Nord.

Dans le cas du Maroc on citera à titre d’exemple le projet  ACDI /ANCFCC pour un cadastre général au Maroc.

6-PERSPECTIVE AFRICAINE

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Avec le lancement de l’Initiative sur les Politiques Foncières  en Afrique (LPI) redevenue  ALPC, une coopération  sur les questions foncières avec une perspective africaine est entrain de se mettre en place.
Pour notre propos on s’intéressera plus particulièrement à la coopération interafricaine dans ce domaine, surtout que le Maroc s’est engagé dans une intensification de sa coopération en Afrique, concrétisée par plusieurs projets communs et sa demande d’adhésion à la CEDEAO et la création d’un ministère délégué aux affaires africaines.

Dans ce qui suit on se concentre  sur  les pays suivants : Cameroun, Cote d’Ivoire, La Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal. Des analyses LGAF sont disponibles pour ces pays, de même que des actions VGGT   pour quelques uns. Il y est  question  du   bon usage des cadres et  approches disponibles : Suivre les directives PF  pour le processus, Analyse de  situation actuelle par LGAF, et projeter  la situation cible avec VGGT.

Le Choix de ces pays s’explique par l’une de ces considérations : Existence d’interventions du secteur Public ou  du  secteur privé  Marocain , accords entre ordres nationaux  des IGT, pays membre du  NELGA Afrique du Nord.

7- DES LEçONS

– Besoin d’une approche globale intégrée aux objectifs de développement national
– Assurer le lien avec les autres stratégies sectorielles
– La révision du cadre légal et institutionnel
– Suivre une approche de préparation participative et inclusive
– Etablir les indicateurs de suivi /évaluation
– Assurer la continuité et ajustements nécessaires au cours de la réalisation
– Développer les compétences nécessaires
– Mobiliser les ressources financières adéquates

8- ANALYSE SWOT

Forces Faiblesses
Résultats des assises nationales sur la politique foncière

Immatriculation Foncière, cadastre et cartographie  dans la même administration

Financement MCC et actions MCA-Morocco

Commission ministérielle sur la politique foncière

Implication de la Société Civile

Lenteur des réformes

Gestion de projet et non maîtrise des   délais

Absence de stratégie Géomatique

Absence de cadastre Général

Insécurité et spoliation

Non application des recommandations

Opportunités Menaces
Volonté politique

Projet dématérialisation de l’ANCFCC

Coopération internationale et régionale

Diagnostics de la cour des comptes : Domaine privé de l’état, ZAI, FDR, Logement social, Aéroports, Tourisme

Réactions des groupes de pression

Actions en Silos des administrations concernées

Manque de continuité

Approches bureaucratiques et non’Fit For Purpose’

 

9- CONCLUSION

La stratégie foncière nationale  pourrait tirer profit des analyses des démarches qui ont présidé à la formulation et réalisation des stratégies sectorielles nationales, et éviter ainsi nombre d’écueils qui les ont entachées et critiques qu’elles ont générées.

Les bonnes pratiques internationales et régionales sont aussi là pour baliser un chantier qui pourrait en bénéficier  au service du développement durable.

Cela passe entre autre  par une  bonne gouvernance du foncier, intégrant des solutions TIC et Géospatiales innovantes,  dans une  approche inclusive et ouverte, prenant en compte les questions émergentes. Le tout  pour répondre aux besoins des populations  et des investissements, en assurant la sécurité foncière  et la continuité des droits fonciers et de propriété.

Dans ce sens La stratégie foncière devrait faire le lien avec les autres stratégies sectorielles, se baser sur le programme de Gouvernement numérique,  et prendre en compte le besoins en Infrastructure  Nationales des Données Géospatiales. Les systèmes d’administration foncière conséquents, doivent viser  la fiabilité, la  transparence et réponse aux besoins des usagers.