Quelle offre du secteur Geospatial marocain vers l’Afrique ?

Introduction

Le rapport  GeoBuiz 2019 publié récemment, vient de fournir un éclairage sur le positionnement du Maroc dans le secteur de l’information Géospatiale à l’échelle mondiale et africaine.

Depuis 2017 le rapport décrit  les évolutions des divers segments de l’industrie Geospatiale à l’échelle globale et des régions, avec le nombre de pays inclus  augmentant chaque année.

Pour ce, le Country Geospatila Readiness Index : CGIR  avec une série d’indicateurs est utilisé pour faire l’évaluation de la situation au niveau des pays, et procéder aux  classements en conséquence

C’est ainsi que  le rapport GeoBuiz 2019  inclut le Maroc,  absent dans les versions précédentes.

A cette occasion ce blog aborde la question de l’offre du secteur Geospatial marocain vers l’Afriquen .Il donne un aperçu de la coopération du Maroc et ses échanges commerciaux en Afrique, la situation globale du  secteur africain de l’information Geospatiale ,  l’examen de l’expérience française dans le domaine et propose en conclusion des voies à envisager dans le cas du Maroc.

Coopération et échanges commerciaux  Maroc Afrique

Les relations de coopération et commerciales Maroc –Afrique ont fait l’objet de plusieurs études et documents. Nous en citons quelques exemples .

Le Document ( Office des changes, 2017) fournit la radioscope des échanges commerciaux du Maroc avec les pays de toutes les Sous régions de l’Afrique.

L’Afrique de l’Ouest est ici citée en exemple. 

Source: Office des changes, 2017
Source : Office des changes, 2017

Le graphique de L’étude (OCP Policy Centre , 2016) fournit les partenaires commerciaux du Maroc en Afrique Sub Saharienne en % des échanges commerciaux  pour la période  2008-2014

Note: RASS (reste Afrique subsaharienne), MoyASS (moyenne Afrique subsaharienne)
Source: OCP Policy Centre

Ci-dessous la cartographie des entreprises marocaines implantées en Afrique (Amadeus , 2015)

Source: Amadeus , 2015

D’après (DPEF,2018) les pays d’Afrique de l’Ouest constituent souvent la porte d’entrée pour les entreprises marocaines en Afrique. L’UEMOA qui regroupe huit pays au sein d’une union monétaire et économique21, est particulièrement attirante pour les entreprises marocaines. Cette zone est explicitement citée par un certain nombre d’entreprises comme la zone africaine la plus attractive pour le développement de leurs activités.

Si les marchés d’Afrique de l’Ouest attirent les entreprises marocaines pour des raisons d’affinité linguistique et de proximité géographique, celles-ci présentent un engouement de plus en plus marqué pour le potentiel de marché de l’Afrique anglophone.

Le secteur de l’information Géospatiale en Afrique

D’après (Geospatial Media and Communicatons , 2019) (Le marché Geospatial en Afrique est estimé à 8.2 milliards USD en 2018 et une prévision de 12.02 Milliards USD en 2020 répartis comme suit :

GNSS and Positioning : 6.94 Milliards USD

Earth Observation: 2.28 Milliards USD

GIS and Spatial Analytics: 2.76 Milliards USD

Scanning : 0.05 Milliards USD

La région africaine continue à occuper la quatrième position dans le score régional de préparation géospatiale dérivé de CGRI-19.

A part Afrique du Sud, tous les pays africains évalués présentent une faible performance dans l’indice global de préparation géospatiale.

L’Afrique du Sud tète du classement africain avec un CGRI de 24.42, se classe 31 à l’échelle mondiale.

Alors que l’Afrique du Sud  a créé son NSDI  (SaSdi) en 2003, les directives de mise en œuvre ne sont plus conformes aux innovations technologiques récentes.

En outre, la région ne favorise pas non plus participation facile du secteur privé, ce qui est actuellement l’un des défis majeurs pour la préparation géospatiale dans la région.

La région doit donc tirer parti des collaborations internationales et solliciter l’aide des principaux pays sur leur  cadres de gestion de l’information  géospatiale  et capacités institutionnelles pour mettre en place des écosystèmes technologiques  répondant aux objectifs de développement durable, et prenant en considération:

  • Le renforcement des capacités par une formation adéquate.
  • Le partage et l’ouverture des données
  • La révision du Cadre légal et institutionnel
  • Le besoin de mutations des Agences Géospatiales nationales (Kedar, J. , 2018)

Dans le classement GeoBuiz 2019,  le Maroc obtient un score  CGRI de 10.53 (moyenne régionale de 11.85), et se classe 8 ième sur 14 pays africains évalués, et 60 à l’échelle globale , comportant 75 pays dont les  leaders suivants :

1 USA 100.00

2 United Kingdom 62.16

3 Germany 49.51

4 The Netherlands 47.03

5 Canada 44.45

6 Denmark 44.06

7 China 41.19

8 Singapore 41.16

9 Belgium 41.11

10 Switzerland 40.94

Source : Geospatial Media and Communicatons , 2019

Le tableau ci-dessous fournit le classement CGRI Afrique

Tableau . Classement  CGRI Afrique

Pays Score CGRI Classement
Global
Classement
Régional
Afrique du Sud 24.42  31 1
Kenya  15.09 48 2
Egypte 14.43 51 3
Nigeria 14.21 52 4
Botswana 11.94 56 5
Ethiopie 11.89 57 6
Rwanda 10.68 59 7
Maroc 10.53 60 8
Tanzanie 10.01 64 9
Ghana 9.82 65 10
Zimbabwe 9.62 68 11
Namibie 9.30 70 12
Ouganda 7.97 72 13
Soudan 5.77 75 14
Moyenne Regionale 11.83

Source: (Geospatial Media and Communication GeoBuiz , 2019)

L’expérience française d’export Geospatial vers l’Afrique

La France  se classe 11 dans l’index  CGRI (40.11).

Son expérience Mérite d’être examinée depuis  les interventions d’IGN France International, le CNIG puis le  Club International d’AFIGEO dont les objectifs sont :

  • Rassembler les géo-entreprises tournées vers l’international, et défendre leurs intérêts dans le monde
  • Promouvoir leur expertise en menant des actions internationales
  •  Favoriser les synergies avec les organismes français notamment Business France

‘L’offre d’ingénierie française à l’international  a pour ce faire été structurée en “escadre ou en vol d’oies sauvages”, par une fédération systématique des atouts de chacun des prestataires’.

Le secteur Geospatial du Maroc

Le secteur de l’information géospatiale  malgré son importance,   est absent dans de nombreuses  études stratégiques récentes  et   rapports relatifs à la Société de l’information /Savoir, Economie numérique et Transformation digitales au Maroc.

Ceci , alors que les services en géomatique : géodésie, cartographie, cadastre sont indispensables pour  l’agriculture, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, Environnement, Transport , la prévention des risques …

Le recueil de ces données impliquant des techniques pointues et des compétences spécifiques, afin  d’associer  aux prestations d’ingénierie, à  la spécification initiale des études, l’apport de la géomatique.

Par ailleurs on ne peut ignorer l’information Géospatiale alors qu’elle constitue une composante essentielle du Big Data, qu’elle est indispensable dans  la réalisation des Objectifs du Développement Durable .

La convergence des technologies font que l’Imagerie Satellitaire, LIDAR, Drones, SIG, combinées à l’intelligence artificielle, sont disruptives et impactent le BIM notamment pour les smartcities ,  HR Mapping pour la conduite autonome de véhicules….

Il est par conséquent urgent  de dresser un état des lieux du marché marocain de l’Information Géographique et la Géomatique.

Il s’agit d’étudier l’organisation actuelle du marché, identifier ses acteurs majeurs et caractériser sa segmentation.

C’est un des préalables pour faire aboutir une offre marocaine valable vers l’Afrique dans ce domaine.

Conclusion

Il est à espérer que les réflexions sur le nouveau modèle de développement au Maroc, soient saisies  pour prendre en considération l’importance du secteur de l’information Géospatiale.

L’absence d’une  stratégie Géomatique  nationale et par conséquent d’une Infrastructure Nationale des Données Géospatiales (NSDI) signalée depuis plusieurs années (Timoulali, 2001),  impacte en effet directement :

  • La Stratégie Numérique nationale   par le biais des services en ligne qui ont fait l’objet de rapport  et recommandations de la cours des comptes
  •  Les Contraintes du foncier  aux stratégies sectorielles, signalées dans divers rapports de la Cour des comptes et CESE,  auxquelles devait s’attaquer la  Stratégie Foncière Nationale ( MCA Morocco et CESE).

C’est  aussi cette vision intégrée et stratégie globale  qui permettraient d’aborder convenablement l’axe de la coopération et  l’export geospatial du Maroc vers l’Afrique.

Références

AFIGEO. http://www.afigeo.asso.fr/international.html

African Business (2019). The Great Leap : can Tech directly transform Agriculture

AUSIM (2019).La transformation digitale au Maroc : l’état de l’art et témoignages

CEA (2018). Annuaire Statistique pour l’Afrique

CEA (2017). L’information géospatiale au  service du développement durable en Afrique : Plan d’action africain sur la gestion de l’information géospatiale à l’échelle mondiale 2016-2030

CIRAD (2019). L’information géospatiale au service de l’agriculture africaine, un investissement essentiel pour les politiques agricoles

CNIG (2011). Résumés des études et productions réalisées 2008 à 2011

CPCAF (2019).Le baromètre de l’opinion des entreprises africaines

CTA (2019). The Digitalisation of African Agriculture Report 2018-2019

DEPF (2018). Echanges commerciaux Maroc – CEDEAO : Opportunités par Pays et par produit

DEPF (2015). Relations Maroc-Afrique : L’ambition d’une « nouvelle frontière »

Geospatial Media and Communicatons (2019). GeoBuiz  Geospatial Industry Outlook & Readiness Index

INSTITUT AMADEUS (2018).  De la Défiance aux défis L’ère des grands bouleversements

INSTITUT AMADEUS (2015). Le Maroc en Afrique : la voie royale

INSTITUT AMADEUS (2014). Le Maroc et l’Afrique : Pour une mobilisation nationale d’envergure

IRES (2015). La politique africaine du Maroc

IRES (2012). Les relations Maroc-Afrique : les voies d’une stratégie globale et rénovée

Kedar, J. (2018). Future National Geospatial Agencies : Shaping their contribution to Society and the Sustainable Development Goals, 2018 World Bank Conference on Land and Poverty , March 19-23, 2018

MAZARS, La Tribune Afrique (2019). Le Maroc, La  Future  ‘Digital nation ‘Africaine ?

OCP Policy Center (2016) . Relations Maroc-Afrique subsaharienne : quel bilan pour les 15 dernières années

Office des Changes (2017). Echanges Maroc-Afrique Subsaharienne

Policy Centre for the New South (2019). Rapport annuel sur l’économie africaine

Timoulali, M. (2001). Perspectives of the National Spatial Data Infrastructure in Morocco, FIG International Conference on Spatial Information for Sustainable Development, Nairobi, Kenya 2–5 October 2001

Le satellite MOHAMMED VI – A : de nouveaux moyens pour la cartographie et le  cadastre au Maroc

C’était à 1h42 mn 31s (heure de Rabat), du matin du Mercredi 08 Novembre 2017 que la fusée de type VEGA, de fabrication italienne, portant le satellite d’observation marocain, a été lancée avec succès.

D’abord appelé Morocco EO Sat1 puis rebaptisé Mohammed VI-A, le premier satellite d’observation de la Terre marocain a rejoint son orbite depuis Kourou.

Mohammed VI-A est un satellite d’observation de la Terre réalisé par le consortium Thales Alenia Space en tant que mandataire et Airbus en co-maîtrise d’œuvre pour le Royaume du Maroc . Il sera complété en 2018 par un jumeau afin de former une constellation de type Pléiades améliorée avec une résolution de 70 cm, une fauchée de 20 km et une capacité de revisite quotidienne de l’ensemble du territoire marocain.

Le satellite fournira des images hautes résolutions utiles  notamment aux activités cartographiques et cadastrales, à l’aménagement du territoire, au suivi des activités agricoles, à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, au suivi des évolutions environnementales et de la désertification ainsi qu’à la surveillance des frontières et du littoral.

Un manque flagrant d’information et communication sur le projet

Le lancement réussi du satellite marocain d’observation de la terre  a été caractérisé par une  absence de  communication officielle du coté marocain  avant le  lancement[1].

La composition de la délégation marocaine ayant assisté au lancement  du satellite a fait naitre d’autres questions sur les sources du financement du projet, restées sans réponse[2].

Ce déficit d’information  qui a  entraîné  beaucoup de spéculations et désinformation, a été partiellement  comblé par  des opérateurs en charge du projet.

(Délégation marocaine présente lors du lancement)

Une dimension politique importante

Le lancement de ce satellite marocain d’observation démontre particulièrement l’aspect politique que peut revêtir la conquête spatiale.

La presse ayant  surtout mis l’accent sur des supposées  usages  pour les besoins de renseignements militaires, et les inquiétudes de pays voisins Algérie et Espagne, occultant ainsi les usages civiles du satellite.

Surtout que l’Algérie  dispose d’une agence spatiale  et   d’un Programme Spatial National Adopté  le 28 novembre 2006 et s’étalant sur 15 ans (2006 – 2020).

L’Algérie a d’ailleurs lancé début décembre 2017,  le sixième satellite de son histoire –celui-ci dédié aux télécommunications –en partenariat avec la Chine[3].

Le Maroc avait déjà lancé le 10 Septembre 2001 un satellite baptisé Maroc-TUBSAT, un micro-satellite faisant partie du programme TUBSAT, conçu conjointement par le Centre royal de télédétection spatiale (Maroc) et l’Institut d’aéronautique et d’astronautique de l’Université technique de Berlin.

Maroc-TUBSAT a été placé en orbite par un lanceur russe Zenit de la base de Tyuratam(Cosmodrome de Baïkonour, Kazakhstan), le 10 décembre 2001. Le satellite est arrivé en fin de vie.

D’autres pays africains ont lancé des satellites

Par  ailleurs, d’autres  satellites appartenant à des États africains ont été lancés  dans l’espace.

Le Ghana  et l’Angola ont ainsi lancé des satellites  en 2017, rejoignant  l’Algérie, l’Égypte, le Nigéria et l’Afrique du sud.

Le Nigeria a créé son agence spatiale dès 1999, la National Space Research and Development Agency (NASRDA). Opérationnelle le 1er août 2001, elle met en orbite son premier satellite deux ans plus tard : NigeriaSat-1, construit en collaboration avec l’entreprise britannique.

L’Afrique du sud, quant à elle, aura attendu 2010 pour mettre sur pied sa propre agence spatiale, la Sansa. Cependant, le premier satellite sud-africain SunSat avait été lancé en 1999, avec l’aide de la NASA.

 L’initiative spatiale de l’Union Africaine

Il’y a  aussi lieu de rappeler  l’existence d’une initiative spatiale de l’Union Africaine, et que le développement d’une politique et d’une stratégie spatiales africaines  a été initié par le groupe de travail  composé de dix États membres. Un projet de politique spatiale a été élaboré et  présenté entre autre  aux conférences ministérielles de l’UA sur la S & T et la météorologie[4].

L’initiative de surveillance mondiale de l’environnement et de la sécurité (GMES) est l’un des programmes de la mission d’observation de la Terre du Programme spatial africain en cours de développement. Ce programme vise à établir un renforcement des capacités à long terme et un partenariat entre l’Union Africaine et l’Union Européenne.

L’objectif est de fournir des services durables, fiables et opportuns dans les domaines de l’environnement et de la sécurité. GMES & Africa est une extension du programme européen Copernicus en Afrique.

L’objectif principal du plan d’action est de permettre à l’Afrique de tirer pleinement parti du potentiel des systèmes spatiaux pour le développement durable et de renforcer la capacité du continent à utiliser et à contribuer à des applications de télédétection. Le plan d’action a identifié neuf domaines thématiques prioritaires.

Conclusion

Pour que  le pas technologique  important franchi par le Maroc puisse contribuer efficacement au développement durable, il serait nécessaire  de mettre à niveau le cadre légal et  les arrangements institutionnels afin de favoriser une large coopération pour l’exploitation des données qui seraient fournies le satellite. Ceci devrait s’accompagner par un renforcement des capacités en  formation et R&D dans le domaine, ainsi que  le développement des échanges,   notamment  à l’échelle africaine.

C’est en effet  aux bons usages et exploitation des données fournies par ce satellite dans les divers secteurs sociaux, économiques et environnementaux,  que pourrait se mesurer l’impact et  la réussite de ce programme.

 

Références

http://www.arianespace.com/press-release/vv11-success/

http://space.skyrocket.de/doc_sdat/mohammed-6.htm

https://spaceflightnow.com/2017/11/08/moroccos-first-high-resolution-surveillance-satellite-launched-aboard-vega-rocket/

https://www.nasaspaceflight.com/2017/11/arianespace-vega-mohammed-vi-a-launch/

https://www.youtube.com/watch?v=XAh1BAcDpCk&feature=youtu.be

http://www.innovantmagazine.ma/le-satellite-mohammed-vi-a-un-satellite-dobservation-de-la-terre-place-en-orbite-sso-heliosynchrone/

http://decryptageo.fr/le-maroc-maintenant-son-satellite-dobservation-de-la-terre/

https://www.medias24.com/MAROC/Les-plus-de-Medias-24/178022-Satellite-Mohammed-VI-A-les-membres-de-la-delegation-marocaine.html

https://financenews.press.ma/article/alaune/le-satellite-mohammed-vi-un-outil-determinant-pour-les-cadastres

[1] http://telquel.ma/2017/10/28/les-mysteres-satellites-espions-marocains_1566451

[2] http://www.lesiteinfo.com/maroc/qui-a-finance-le-satellite-mohammed-vi-a/

http://www.economie-entreprises.com/exclusif-mais-qui-a-finance-notre-satellite/

[3] http://www.asal.dz/psn.php

http://icaci.org/files/documents/ICC_proceedings/ICC2013/_extendedAbstract/30_proceeding.pdf

[4] https://au.int/sites/default/files/newsevents/workingdocuments/33178-wd-african_space_stragegy-_st20445_f.pdf

https://au.int/sites/default/files/newsevents/workingdocuments/33178-wd-african_space_policy_-_st20444_f.pdf

 

Réseau d’Excellence sur la Gouvernance Foncière en Afrique

L’Initiative pour la politique foncière (LPI) a été créée en 2006 sous la forme d’un programme conjoint de la Commission de l’Union Africaine (AUC), de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) et de la Banque Africaine de Développement (BAD). Dans s première phase, LPI a élaboré des lignes directrices pour guider les processus nationaux de politique foncière. Ceux – ci comprennent le cadre et les lignes directrices sur les politiques foncières en Afrique , et les Principes directeurs sur les investissements fonciers à grande échelle en Afrique (2014).
En se basant sur la Déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement sur les questions foncières et défis en Afrique (2009) , LPI a poursuivi une deuxième phase de ses activités visant à aider les États membres et les autres parties prenantes dans la mise en œuvre de la Déclaration , afin d’atteindre le développement socio-économique, la paix et la sécurité et la durabilité de l’environnement.

Un plan stratégique quinquennal a été préparé pour guider les efforts du LPI pour faciliter la mise en œuvre de la Déclaration de l’UA sur le foncier par différents acteurs.
Les principaux objectifs du plan stratégique sont les suivants:

i) renforcer les capacités du secrétariat du LPI pour faciliter la mise en œuvre de la Déclaration de l’UA sur le foncier;
ii) Intégrer le foncier dans l’agenda du développement de l’Afrique;
iii) La mise en place de synergies, la coordination et la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre de la Déclaration de l’Union africaine sur le foncier ;
iv) Améliorer la communication, le plaidoyer et la sensibilisation à l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques foncières;
v) La production, la gestion et la diffusion des connaissances;
vi) Le développement des capacités pour l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques foncières en Afrique;
vii) Gestion des connaissances pour l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques foncières;
viii) Suivi et évaluation des politiques foncières et suivi des progrès de la mise en œuvre de la Déclaration de l’UA sur le foncier.

Dans ce cadre les travaux sont encours pour la réalisation de lignes directrices de formation sur la gouvernance foncière en Afrique.
Ainsi, des enquêtes sont entreprises auprès des institutions de formation et organismes employant des professionnels du foncier afin d’identifier les besoins dans le domaine.

Un atelier de consultation régionale en Afrique du Nord organisé par LPI et GIZ avec le soutien de l’ONIGT , a rassemblé les 28-29 mars 2017 à Rabat, des participants et personnes-ressources sélectionnées parmi les établissements universitaires / de recherche, les institutions gouvernementales, le secteur privé, les organisations de la société civile d’Algérie, Egypte, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie, et d’organisations internationales.

Les délibérations de l’atelier ont porté sur :

– Les besoins prioritaires en matière de gouvernance foncière, des principaux secteurs économiques en Afrique du Nord et les insuffisances, de formation en la matière ;
– L’Identification des principales universités et institutions de formation en matière de gouvernance foncière et proposer les membres potentiels initiaux du Réseau d’Excellence sur la Gouvernance Foncière en Afrique (REGFA) en Afrique du Nord ;
– La validation de la feuille de route pour la mise en place et l’opérationnalisation du REGFA
– Les observations et propositions à faire sur le projet de lignes directrices relatives au développement de curriculum sur la gouvernance foncière en Afrique.

L’institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (IAVH II) représenté par la filière de Géomatique et d’ingénierie Topographique  a été sélectionné comme noaud régional du réseau pour l’Afrique du Nord.

Vers le retour du Maroc à l’ Union Africaine


Les visites que sa majesté le roi Mohammed VI entreprend en Afrique est la concrétisation  d’une nouvelle approche de coopération Sud Sud  que le Maroc est en train de promouvoir sur le contient.

La visite de sa majesté   qui s’est déroulée en Ethiopie alors que ce pays est  en état d’urgence suite aux incidents qu’ont connu certaines régions, en  est une illustration.

L’Ethiopie, à l’instar de  beaucoup de pays africain doit faire face à de nombreux défis, et  pour ce ,  est en quête d’un modèle approprié de développement.

Le chemin déjà parcouru est à l’mage des mutations qu’connu la ville d’Addis Abeba, depuis le renversement du régime sanginaire de Mengustu.

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La photo ci-dessus photo qui date de 1984, représente la place Meskel Square à Addiss Abeba, encore sous la joute du régime Communiste de Mengestu avec les larges portraits de Marx, Engels et Lénine.

la ville a en effet beaucoup changé,  avec la rénovation urbaine qu’ont connu plusieurs quartiers, et le renforcement de l’infrastructure de transport, notamment avec le lancement du métro.

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La place Mesquel Square avant et après la construction du métro

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L’Africa Hall et le siège de la CEA après la construction de son centre de conférence

En parallèle avec les transformations que  connait ce pays, l’organisation continentale qu’il abrite, se transforme  de l’Organisation de l’Unité Africaine(OUA) à l’Union Africaine (UA) dont le la siège de sa Commission migre vers un nouveau complexe construit avec la coopération de la Chine.

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Siège de la CUA

Profitant de  l’absence du Maroc à l’UA, la contribution  historique   du Maroc  en tant que pays parmi les fondateurs de l’OUA  a étè même ignorée   dans les portaits affichés dans le hall du  nouveau siège, contrairement à la fresque historique de l’OUA toujours disponible à l’Africa Hall.

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De membre fondateur de l’OUA  à absent de l’UA

Les démarches entreprises par le Maroc  pour retrouver son siège et place légitime au sein de l’UA est une initiative louable.

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Réunion de chefs d’Etat progressistes lors de la Conférence de Casablanca en 1961. Le Roi du Maroc Mohammed V (2e en partant de la dr), est entouré de gauche à droite par Kwame Nkrumah, président du Ghana, Sékou Touré président de la Guinée, le prince Moulay Abdallah tout à droite, ainsi que Modibo Keïta président du Mali, au second rang entre Mohammed V et Sékou Touré.  (source: Jeune Afrique).

 Les résultats des  visites entreprises par le souverain dans les pays de l’Afrique de l’Est ,  et les réactions parmi les  soutiens des thèses séparatistes au sein de l’UA,  augurent des défis à relever,  mais aussi des changements qui vont  s’opérer lentement mais certainement  au sein de cette organisation.

C’est l’occasion de saluer les efforts des membres de la mission diplomatique du royaume à Addis Abeba, dont le travail  sur plusieurs fronts est remarquable.

Il à espérer que les dits efforts soient épaulés par les différents ministères et l’administration marocaine dans son ensemble.

L’appel que le souverain a lancé au prochain gouvernement depuis Dakar à l’occasion de la fête de la marche verte , afin que l’Afrique fasse parti intégrante du procain   agenda   en support des nouvelles orientations de notre pays, aidera beaucoup dans ce sens.

UNGGIMambassad-addis

Avec  les  membres de l’ambassade  du Maroc et délégué à une réunion de UNGGIM à Addis Ababa