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De l’usage des réseaux sociaux par les IGT

A la lumière de l’actualité récente sur des affaires relatives aux réseaux sociaux, on examine quelques usages qui en sont fait par des IGT.

Des affaires en justice

Tout d’abord, Il y’a lieu de rappeler trois actualités récentes:

La fréquentation des réseaux sociaux évolue et se généralise

C’est l’un des constats de l’enquête annuelle sur le marché des TIC effectuée par l’ANRT

https://www.anrt.ma/indicateurs/etudes-et-enquetes/enquete-annuelle-marche-des-tic

Source: ANRT

Perception et attitude vis à vis de l’internet

Un autre résultat de l’enquête de l’ANRT relatif à la perception et attitude des internautes vis à vis de l’internet.

Source: ANRT

Qu’en il des IGT ?

Ce qui suit est le résultat d’observations personnelles et interactions sur des réseaux sociaux. Sont exclues de ce champs des affaires actuellement en justice, ainsi que celles relatives à la discipline.

L’objectif est de voir comment les relations entre IGT se reflètent dans les réseaux sociaux , notamment en référence à l’article 23 code des devoirs professionnels de l’ONIGT.

https://kitigt.onigtevents.ma/assets/files/1-DOC-TEXTESLOIS/code-devoirs.pd

On se réfère aux Groupes Facebook et WhatsApp qui sont les plus utilisés par des d’IGT, sachant que le plus anciens de ces groupes FB, a été désactivé il y’a environ sept mois.

Le lancement d’un autre groupe FB en remplacement, et cette fois avec une charte d’utilisation , a semble t’il pour objectif, un meilleure cadrage des échanges entre les professionnels.

Ce groupe comporte à présent 404 membres, ce qui représente environ 33 % des IGT inscrits à l’ONIGT.

Le thème de la présence d’IGT en Afrique Sub Saharienne comme exemple

En illustration , je vais me limiter au thème de la présence professionnelle des IGT marocains en Afrique Sub Saharienne, et examiner certaines réactions suscités sur les réseaux sociaux et la presse électronique .

Accord Maroc-Guinée sur la Création d’un système de Cadastre moderne en Guinée

La page Facebook du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire Guinée fournit des détails sur l’exécution du projet https://www.facebook.com/MvatGN/?__tn__=kCH-R&eid=ARBqhjhaUZ3mtt3QAdG0ON3F2HrzUbRfiQ9zKlAVN2Zuiw2sTMCdWlXYE34mDx66uEJliJX1rTIvAjVj&hc_ref=ART84JzeEbakznksDozVAj8-n0LnS-ouElTCUjkrB7lRooHzNdX-34NcvgL2QIEpb98&fref=nf

Le projet a connu l’intervention de plusieurs professionnels dont des IGT du secteur public et privé et fournisseurs d’équipements.

https://www.guineenews.org/amenagement-le-plan-geodesique-de-la-ville-de-conakry-reajuste/?fbclid=IwAR3z2akHQKgDniIfdvvHziQSn7YtbfygkuPTifa65ORKlVZMhL_w-dMpeD4

http://www.gouvernement.gov.gn/index.php/action-du-gouvernement/1887-mvat-mots-des-participants-a-la-cloture-de-la-formation-a-l-elaboration-des-procedures-cadastrales?fbclid=IwAR0ahN98bQJHzSLvyJJf61GkqV5E_AhjN8boygn0OJGpDLdAwpUr5DdNG0Y

Foncier Rural Ivoirien: Le nouveau Système d’Informations Foncières de l’Agence Foncière Rurale de Cote d’Ivoire

https://news.abidjan.net/h/650800.html?fbclid=IwAR3oxXMuVKsHu6AXJggXmgK-ngt5eS8CfzBniadNzmem5NuuTtf0tYiQ4J0

Les Huitièmes Universités de la FGF à Dakar

Je termine cette brève présentation par cet autre exemple de participation des IGT marocains dans divers foras.

Contrairement aux exemples ci-haut, celui ci a suscité au moins une réaction négative sur FB.

En ce qui me concerne, Je ne peux que me réjouir de cet élan positif vers toutes les régions du continent et l’encourager, y étant personnellement bien impliqué sous d’autres formes.

Signature de la convention spécifique à la formation continue entre l ‘Ordre des Géomètres du Sénégal et l’ONIGT

L’occasion de souhaiter à toutes et tous une très bonne année 2020.

Cadre Intégré et Infrastructure Nationale des Données Géospatiales

Ce blog est publié dans les mêmes esprit et objectifs que le précédent (lien suivant), qu’il complète par aillieurs.

http://gtopic.net/blog/2019/12/12/defis-de-lelaboration-dune-strategie-fonciere-nationale/

Une faible réalisation des INDG en Afrique

La cinquième réunion de UNGGIM: Africa qui s’est tenue les 18-22 novembre 2019 à Kigali (Rwanda), a examiné parmi les points inscrits à son ordre du jour , un rapport sur l’état des réalisations des Infrastructures Nationales des Données Géospatiales (INDG : NSDI) en Afrique.

Le rapport s’est basé sur une enquête auprès des pays membres, afin de renseigner une série d’indicateurs choisis pour la méthodologie élaborée à cet effet.

Le taux de réponses aux quesestionnaires est faible, avec une absence de réponses d’Afrique du Nord.

Le tableau ci-dessous en synthétise les résultats.

Source : ECA (2019), Review of the Current Status of National Spatial Data Infrastructures (NSDI) Implementation in African Countries , Final Assessment Report, UNGGIM;Africa , 18-22 November , Kigali

Ce classement est à comparer avec celui du lien ci-dessous , où figure le Maroc, l’entité ayant répondu à son questionnaire, étant du secteur privé marocain de la géoinformation.

http://gtopic.net/blog/2019/10/04/quelle-offre-du-secteur-geospatial-marocain-vers-lafrique/

Une approche intégrée pour une planification stratégique nationale du secteur de l’information géospatiale

La discussion du rapport a permis aux participants de formuler des recommandations pour faire avancer la réalisations des INDG en Afrique, selon l’approches du Cadré Intégré de l’information Géospatiale, en cours de préparation dans le cadre de UNGGIM , et prenant en considération les expériences à l’échelle internationale et évolutions en cours.

https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/10095020.2019.1698274#.XfGQ_4dGvVQ.twitter

Les pays planifient stratégiquement leurs secteurs de l’information Géospatiale

L’évolution rapide du secteur de l’information Géospatiale, et son importance dans les économies des pays, se sont reflétées dans les études stratégiques et révisions des cadres légal et institutionnel du secteur, entreprises dernièrement , notamment :

  • France
  • UK
  • USA
  • L’Inde

Des arrangements institutionnels variés

Dans l’ensemble des cas, ce sont de larges consultations nationales avec la participation et inclusion de toutes les parties prenantes (Administration, Secteur Privé, Société Civile et académie ) qui ont fait aboutir les initiatives ci-dessus.

Nous abordons dans ce qui suit l’aspect des rangement institutionnels, qui est l’un des piliers des stratégies précitées et ce poursouligner des exemples particuliers par rapport à ce qui couramment admis dans la communauté géomatique (Conseil National de l’lnformation Géographique avec comme secrétariat une Agence Nationale de Cartographie).

  • Abu Dhabi : AD – SDI est au sein du Spatial Data Infrastructure Department at Abu Dhabi Digital Authority (ADDA) https://sdi.gov.abudhabi/sdi
  • Namibie : Le comité en charge de l’INDG est au sein de l’Agence Namibienne des statistiques.

Des raisons d’optimisme

Compte tenu du lien entre INDG et services eGov , il y’a lieu de rappeler l’observation du rapport de la Cour des comptes sur les services en ligne qui avait souligné l’Absence d’un plan stratégique détaillé depuis 2013 .” Depuis l’arrivée de la stratégie MN2013 à son terme, le Maroc ne dispose pas d’une stratégie numérique détaillée. Suite à une autorisation spéciale du Chef du gouvernement, le département chargé du numérique (MIICEN) a contracté en décembre 2014 un marché négocié pour l’élaboration d’un nouveau plan stratégique (Maroc Numeric 2020). L’étude a été réceptionnée en juin 2015, mais à fin 2018, le nouveau plan stratégique avec ses objectifs détaillés et ses indicateurs de performance n’était pas encore publié “.

Des signaux positifs sont cependant intervenus dernièrement, qu’il y a lieu de citer:

  • L’organisation par l’Agence du Développement du Digital (ADD) avec l’ESCWA le 12 décembre 2019, d’un atelier à Rabat sur : “Digital Transformation Strategies and Implementation Mechanisms”, avec présentation des bonnes pratiques de politiques , et accord sur les prochaines étapes pour moderniser et adopter la stratégie nationale. https://twitter.com/UNESCWA/status/1205432168643735552

Défis de l’élaboration d’une stratégie foncière nationale

Saisine du CESE

Dans un précédent blog, était décrit le processus ayant emmené à la saisine par le chef de gouvernement du CESE au sujet de l’élaboration de la stratégie foncière nationale et son plan d’action.

http://gtopic.net/blog/2018/02/07/nouvelle-demarche-pour-la-politique-fonciere-nationale/

Le rapport provisoire de cette saisine résultat des consultations entreprises à ce sujet, est en circulation.

L’occasion de rendre hommage au CESE et à sa commission chargée de l’élaboration de rapport pour la démarche de consultation participative et inclusive adoptée , et aux résultats préliminaires obtenus en conséquence.

‘Dans cette saisine, le Chef du gouvernement a invité le Conseil à mener ses travaux en synergie avec l’Agence MCA-Morocco, dont le mandat initial consistait à appuyer le gouvernement dans l’élaboration d’une stratégie foncière, de son plan d’action et dans la mise en oeuvre des actions prioritaires dans le cadre de l’accord de coopération entre le Maroc et l’Agence Millennium Challenge Corporation. Cette mission est désormais confiée au Directeur Général de l’Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Cartographie (ANCFCC), qui a la responsabilité de coordonner la préparation d’une nouvelle stratégie nationale foncière et son plan d’action dans un délai de 12 mois.’

Consultations sur des Benchmarks

Dans le rapport provisoire qui devrait être adopté avant la fin de l’année 2019, on peut aussi relever ce qui suit:

‘Le Conseil s’est appuyé sur une série de références à la fois théoriques et pratiques, sur des études antérieures, une analyse du cadre juridique des statuts fonciers ainsi que sur un état de référence (Benchmark) permettant de capitaliser sur les enseignements en matière de gouvernance du foncier, de sa mobilisation, de sa régulation et de la mise à disposition d’une information foncière transparente au service de l’intervention des pouvoirs publics et des projets des opérateurs privés’.

Ceci pour signaler la consultation ‘IDIQ’ lancée en parallèle auprès de firmes internationales de consultation pour effectuer deux ‘Benchmarks’, et questionner sur les objectifs et utilité de ces études supplémentaires.

L’occasion de rappeler ce blog:

http://gtopic.net/blog/2018/09/15/la-strategie-fonciere-au-maroc-lecons-des-strategies-sectorielles-nationales-et-des-pratiques-internationales/

Et aussi le contenu de la Master Classe où ont été présentés les cas de la Malaisie et du Rwanda.

Cadre sur les politiques foncières en Afrique

Il y’a lieu de rappeler à cette occasion , que l’insuffisance des capacités humaines et institutionnelles est souvent parmi les défis à relever dans le processus d’élaboration des politiques et stratégies foncière en Afrique.

‘… Plusieurs pays africains manquent parfois totalement de capacités de conception et de développement d’un processus de formulation d’une politique globale. Cela veut dire que bien souvent ce qui tient lieu de politique foncière nationale n’est plus ni moins, que le produit d’un travail de bureau réalisé par des fonctionnaires ou des consultants, auxquels on a demandé de produire des documents de travail pour le ministère chargé du foncier ou pour les autres départements ministériels. De tels exercices aboutissent généralement à des documents qui n’identifient pas de manière complète les questions foncières fondamentales dont l’élaboration de la politique devrait traiter, ou encore à des mesures qui se révèlent inacceptables pour la grande masse des utilisateurs de terres. ‘

https://www.uneca.org/sites/default/files/PublicationFiles/fg_on_land_policy_fre_0.pdf

Quel rôle pour la commission ministérielle sur la politique foncière ?

On espère que la voie tracée par le CESE soit poursuivie , afin d’éviter les écueils soulevés ci-dessus. Notre pays dispose heureusement de l’expertise et ressources nationales nécessaires pour mener à bien ce chantier stratégique . Encore faut il actionner les instances de gouvernance créées à cet effet, dont la Commission Ministérielle Permanente de la Politique Foncière instituée en 2016 par décret, qui ne s’est jamais réunie à ce jour.  

Quelle offre du secteur Geospatial marocain vers l’Afrique ?

Introduction

Le rapport  GeoBuiz 2019 publié récemment, vient de fournir un éclairage sur le positionnement du Maroc dans le secteur de l’information Géospatiale à l’échelle mondiale et africaine.

Depuis 2017 le rapport décrit  les évolutions des divers segments de l’industrie Geospatiale à l’échelle globale et des régions, avec le nombre de pays inclus  augmentant chaque année.

Pour ce, le Country Geospatial Readiness Index : CGIR  avec une série d’indicateurs est utilisé pour faire l’évaluation de la situation au niveau des pays, et procéder aux  classements en conséquence

C’est ainsi que  le rapport GeoBuiz 2019  inclut le Maroc,  absent dans les versions précédentes.

A cette occasion ce blog aborde la question de l’offre du secteur Geospatial marocain vers l’Afriquen .Il donne un aperçu de la coopération du Maroc et ses échanges commerciaux en Afrique, la situation globale du  secteur africain de l’information Geospatiale ,  l’examen de l’expérience française dans le domaine et propose en conclusion des voies à envisager dans le cas du Maroc.

Coopération et échanges commerciaux  Maroc Afrique

Les relations de coopération et commerciales Maroc –Afrique ont fait l’objet de plusieurs études et documents. Nous en citons quelques exemples .

Le Document ( Office des changes, 2017) fournit la radioscope des échanges commerciaux du Maroc avec les pays de toutes les Sous régions de l’Afrique.

L’Afrique de l’Ouest est ici citée en exemple. 

Source: Office des changes, 2017
Source : Office des changes, 2017

Le graphique de L’étude (OCP Policy Centre , 2016) fournit les partenaires commerciaux du Maroc en Afrique Sub Saharienne en % des échanges commerciaux  pour la période  2008-2014

Note: RASS (reste Afrique subsaharienne), MoyASS (moyenne Afrique subsaharienne)
Source: OCP Policy Centre

Ci-dessous la cartographie des entreprises marocaines implantées en Afrique (Amadeus , 2015)

Source: Amadeus , 2015

D’après (DPEF,2018) les pays d’Afrique de l’Ouest constituent souvent la porte d’entrée pour les entreprises marocaines en Afrique. L’UEMOA qui regroupe huit pays au sein d’une union monétaire et économique, est particulièrement attirante pour les entreprises marocaines. Cette zone est explicitement citée par un certain nombre d’entreprises comme la zone africaine la plus attractive pour le développement de leurs activités.

Si les marchés d’Afrique de l’Ouest attirent les entreprises marocaines pour des raisons d’affinité linguistique et de proximité géographique, celles-ci présentent un engouement de plus en plus marqué pour le potentiel de marché de l’Afrique anglophone.

Le secteur de l’information Géospatiale en Afrique

D’après (Geospatial Media and Communicatons , 2019) (Le marché Geospatial en Afrique est estimé à 8.2 milliards USD en 2018 et une prévision de 12.02 Milliards USD en 2020 répartis comme suit :

GNSS and Positioning : 6.94 Milliards USD

Earth Observation: 2.28 Milliards USD

GIS and Spatial Analytics: 2.76 Milliards USD

Scanning : 0.05 Milliards USD

La région africaine continue à occuper la quatrième position dans le score régional de préparation géospatiale dérivé de CGRI-19.

A part Afrique du Sud, tous les pays africains évalués présentent une faible performance dans l’indice global de préparation géospatiale.

L’Afrique du Sud tète du classement africain avec un CGRI de 24.42, se classe 31 à l’échelle mondiale.

Alors que l’Afrique du Sud  a créé son NSDI  (SaSdi) en 2003, les directives de mise en œuvre ne sont plus conformes aux innovations technologiques récentes.

En outre, la région ne facilite pas non plus la participation du secteur privé, ce qui est actuellement l’un des défis majeurs pour la préparation géospatiale dans la région.

La région doit donc tirer parti des collaborations internationales et solliciter l’aide des principaux pays sur leur  cadres de gestion de l’information  géospatiale  et capacités institutionnelles pour mettre en place des écosystèmes technologiques  répondant aux objectifs de développement durable, et prenant en considération:

  • Le renforcement des capacités par une formation adéquate.
  • Le partage et l’ouverture des données
  • La révision du Cadre légal et institutionnel
  • Le besoin de mutations des Agences Géospatiales nationales (Kedar, J. , 2018)

Dans le classement GeoBuiz 2019,  le Maroc obtient un score  CGRI de 10.53 (moyenne régionale de 11.85), et se classe 8 ième sur 14 pays africains évalués, et 60 à l’échelle globale , comportant 75 pays dont les  leaders suivants :

1 USA 100.00

2 United Kingdom 62.16

3 Germany 49.51

4 The Netherlands 47.03

5 Canada 44.45

6 Denmark 44.06

7 China 41.19

8 Singapore 41.16

9 Belgium 41.11

10 Switzerland 40.94

Source : Geospatial Media and Communicatons , 2019

Le tableau ci-dessous fournit le classement CGRI Afrique

Tableau . Classement  CGRI Afrique

Pays Score CGRI Classement
Global
Classement
Régional
Afrique du Sud 24.42  31 1
Kenya  15.09 48 2
Egypte 14.43 51 3
Nigeria 14.21 52 4
Botswana 11.94 56 5
Ethiopie 11.89 57 6
Rwanda 10.68 59 7
Maroc 10.53 60 8
Tanzanie 10.01 64 9
Ghana 9.82 65 10
Zimbabwe 9.62 68 11
Namibie 9.30 70 12
Ouganda 7.97 72 13
Soudan 5.77 75 14
Moyenne Regionale 11.83

Source: (Geospatial Media and Communication GeoBuiz , 2019)

L’expérience française d’export Geospatial vers l’Afrique

La France  se classe 11 dans l’index  CGRI (40.11).

Son expérience Mérite d’être examinée depuis  les interventions d’IGN France International, le CNIG puis le  Club International d’AFIGEO dont les objectifs sont :

  • Rassembler les géo-entreprises tournées vers l’international, et défendre leurs intérêts dans le monde
  • Promouvoir leur expertise en menant des actions internationales
  •  Favoriser les synergies avec les organismes français notamment Business France

‘L’offre d’ingénierie française à l’international  a pour ce faire été structurée en “escadre ou en vol d’oies sauvages”, par une fédération systématique des atouts de chacun des prestataires’.

Le secteur Geospatial du Maroc

Le secteur de l’information géospatiale  malgré son importance,   est absent dans de nombreuses  études stratégiques récentes  et   rapports relatifs à la Société de l’information /Savoir, Economie numérique et Transformation digitales au Maroc.

Ceci , alors que les services en géomatique : géodésie, cartographie, cadastre sont indispensables pour  l’agriculture, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, Environnement, Transport , la prévention des risques …

Le recueil de ces données impliquant des techniques pointues et des compétences spécifiques, afin  d’associer  aux prestations d’ingénierie, à  la spécification initiale des études, l’apport de la géomatique.

Par ailleurs on ne peut ignorer l’information Géospatiale alors qu’elle constitue une composante essentielle du Big Data, qu’elle est indispensable dans  la réalisation des Objectifs du Développement Durable .

La convergence des technologies font que l’Imagerie Satellitaire, LIDAR, Drones, SIG, combinées à l’intelligence artificielle, sont disruptives et impactent le BIM notamment pour les smartcities ,  HR Mapping pour la conduite autonome de véhicules….

Il est par conséquent urgent  de dresser un état des lieux du marché marocain de l’Information Géographique et la Géomatique.

Il s’agit d’étudier l’organisation actuelle du marché, identifier ses acteurs majeurs et caractériser sa segmentation.

C’est un des préalables pour faire aboutir une offre marocaine valable vers l’Afrique dans ce domaine.

Conclusion

Il est à espérer que les réflexions sur le nouveau modèle de développement au Maroc, soient saisies  pour prendre en considération l’importance du secteur de l’information Géospatiale.

L’absence d’une  stratégie Géomatique  nationale et par conséquent d’une Infrastructure Nationale des Données Géospatiales (NSDI) signalée depuis plusieurs années (Timoulali, 2001),  impacte en effet directement :

  • La Stratégie Numérique nationale   par le biais des services en ligne qui ont fait l’objet de rapport  et recommandations de la cours des comptes
  •  Les Contraintes du foncier  aux stratégies sectorielles, signalées dans divers rapports de la Cour des comptes et CESE,  auxquelles devait s’attaquer la  Stratégie Foncière Nationale ( MCA Morocco et CESE).

C’est  aussi cette vision intégrée et stratégie globale  qui permettraient d’aborder convenablement l’axe de la coopération et  l’export geospatial du Maroc vers l’Afrique.

Références

AFIGEO. http://www.afigeo.asso.fr/international.html

African Business (2019). The Great Leap : can Tech directly transform Agriculture

AUSIM (2019).La transformation digitale au Maroc : l’état de l’art et témoignages

CEA (2018). Annuaire Statistique pour l’Afrique

CEA (2017). L’information géospatiale au  service du développement durable en Afrique : Plan d’action africain sur la gestion de l’information géospatiale à l’échelle mondiale 2016-2030

CIRAD (2019). L’information géospatiale au service de l’agriculture africaine, un investissement essentiel pour les politiques agricoles

CNIG (2011). Résumés des études et productions réalisées 2008 à 2011

CPCAF (2019).Le baromètre de l’opinion des entreprises africaines

CTA (2019). The Digitalisation of African Agriculture Report 2018-2019

DEPF (2018). Echanges commerciaux Maroc – CEDEAO : Opportunités par Pays et par produit

DEPF (2015). Relations Maroc-Afrique : L’ambition d’une « nouvelle frontière »

Geospatial Media and Communicatons (2019). GeoBuiz  Geospatial Industry Outlook & Readiness Index

INSTITUT AMADEUS (2018).  De la Défiance aux défis L’ère des grands bouleversements

INSTITUT AMADEUS (2015). Le Maroc en Afrique : la voie royale

INSTITUT AMADEUS (2014). Le Maroc et l’Afrique : Pour une mobilisation nationale d’envergure

IRES (2015). La politique africaine du Maroc

IRES (2012). Les relations Maroc-Afrique : les voies d’une stratégie globale et rénovée

Kedar, J. (2018). Future National Geospatial Agencies : Shaping their contribution to Society and the Sustainable Development Goals, 2018 World Bank Conference on Land and Poverty , March 19-23, 2018

MAZARS, La Tribune Afrique (2019). Le Maroc, La  Future  ‘Digital nation ‘Africaine ?

OCP Policy Center (2016) . Relations Maroc-Afrique subsaharienne : quel bilan pour les 15 dernières années

Office des Changes (2017). Echanges Maroc-Afrique Subsaharienne

Policy Centre for the New South (2019). Rapport annuel sur l’économie africaine

Timoulali, M. (2001). Perspectives of the National Spatial Data Infrastructure in Morocco, FIG International Conference on Spatial Information for Sustainable Development, Nairobi, Kenya 2–5 October 2001

Développement Professionnel Continu des IGT

(Source: https://blog.sowefund.com/marche-e-learning/)

Introduction

Le code des devoirs Professionnels des IGT publié le 12 décembre 2018 prévoie une obligation pour chaque IGT de consacrer 20 h annuellement à la formation continue.

Ce blog traite de cet aspect dans le cadre du développement continu de l’IGT.

Besoins en formation


Si l’effort qui a porté auparavant essentiellement sur les thèmes techniques et technologies doit se poursuivre, d’autres thématiques émergentes devraient être prises en considération :

  • Lois et règlements régissant la profession
  • Ethique
  • Relationnel et communication
  • Développement personnel
  • Management de projets
  • Travail en équipes pluridisciplinaires sur des préoccupations liées aux Développement Durable, Changements Climatiques, Stratégies sectorielles ….

Format

Le contenu couvre les thèmes techniques, juridiques et éthiques.
Le DPC peut prendre diverses formes telles que :
– Cours, séminaires, symposiums et ateliers
– Congrès, conférences et autres réunions professionnelles
– Les cercles d’étude et visites d’étude
– Formation complémentaire structurée
– L’enseignement à distance
– Lecture structurée pour acquérir une connaissance plus approfondie sur un sujet professionnel
– Rédaction d’articles pour des revues spécialisées ainsi que la tenue de formations professionnelles et de conférences
– La participation active à des commissions professionnelles et les conseils

Cours en ligne : Systèmes d’Information Géospatiale et Aide à la Planification du Développement Territorial

LUNDI, MARS 25, 2019 – DIMANCHE, AVRIL 21, 2019 Formation en ligne sur le web

Objectifs

A la fin du cours, les participants seront en mesure :


  • D’introduire les agendas de développement internationaux et régionaux, et leurs cadres de mesure
  • De présenter les Technologies SIG et SIAD et l’apport des INDG
  • D’introduire la démarche d’analyse systémique du développement, afin de procéder à l’étude de l’existant, l’identification des besoins en données, et les approches pour y répondre,
  • De discuter les étapes pour la réalisation d’un système d’aide à la décision, basée sur la technologie des SIG, dans un contexte d’interopérabilité et partage de données.
  • D’acquérir les fondements pour faire les choix technologiques appropriés
  • De connaitre les différentes phases de conception réalisation, utilisation et évaluation en vue d’y contribuer efficacement.
  • D’utiliser de manière pratique les SIG sur des thématiques réelles
Évaluation et adaptation du cours

En savoir plus…

https://www.uneca.org/fr/gis2019

275 participants issus de 38 pays africains anglophones et francophones, ainsi que de la France et des USA

Aide à la Décision pour le Développement Territorial

Introduction

Les acteurs et intervenants dans la planification du développement territorial, ont besoin de données locales  actualisées à divers stades  de  formulation, suivi et évaluation.

Pour ce, des initiatives ont vu le jour, pour répondre à ce besoin, notamment par la création de système d’information, et d’observatoires afin de rationaliser la collecte de données statistiques sur les thématiques d’intérêt, et la diffusion d’informations  pour l’aide à la décision.

On présente dans ce qui suit une démarche de réalisation   d’un Système d’Aide à la Décision,  facilitant l’accès  et l’analyse  de données multi sources de qualité, pouvant informer les indicateurs  choisies pour aider à la prise de décision territoriale.

Il s’agit d’adopter une démarche orientée Infrastructure de Données Géospatiales (IDG), sur des plateformes  technologiques ouvertes, bénéficiant des avancées technologiques  dans le domaine des TIC, de  l’interopérabilité et la mobilité.

Infrastructure de données géospatiales et décisions territoriales

En vue d’apporter une aide à la décision territoriale, un prototype de système d’information a été développé selon une démarche d’infrastructure d’IDG, dont l’harmonisation et l’interopérabilité des composants permettent de s’assurer que les données et services géographiques peuvent s’intégrer et se combiner d’une manière consistante. Sur la base d’un benchmark international et du contexte local,  il  a été  tenu compte des du besoin de  partage de l’information dans un but d’aide à la décision et/ou de communication ; d’où le besoin de l’interopérabilité des systèmes   et la modélisation dans le cadre d’une architecture ouverte.

Les Normes et interopérabilité

La question est de déterminer ce qu’il faut faire pour rendre interopérables le SIG, et de définir de quelle manière l’application de normes existantes de l’ISO et l’OGC  peut favoriser l’interopérabilité. L’ISO et l’OGC ont déjà publié plus d’une soixantaine de normes et continuent à travailler sur des normes complémentaires. Dans le cas des métadonnées c’est la norme ISO 19115 d’Information géographique – Métadonnées, appartenant à la famille ISO 19100, celle qui fournit un modèle de métadonnées et établit un ensemble commun de la terminologie, des définitions et des procédures d’extension pour les Métadonnées.

Selon la norme ISO 19119 : L’interopérabilité est la capacité pour communiquer, exécuter des programmes ou transférer des données entre les différentes unités fonctionnelles sans que l’utilisateur ait une connaissance des caractéristiques de ces unités.

L’un des objectifs des IDG est de partager l’information géographique qui est dispersée sur Internet, afin de voir ou de l’utiliser dans la mesure que permet le propriétaire de ces données. La nécessité de mettre en relations des données provenant de différentes sources pour la mise en place de système SIG a favorisé l’émergence de standards d’interopérabilité. Ce même besoin pousse aussi les SIG à utiliser de manière croissante le Web comme plate-forme de base, l’ubiquité et les standards de l’Internet simplifiant considérablement l’interopérabilité

Conception,  développement et plateformes techniques

– Portée géographique à  l’échelle nationale

Il est fait usage au cours de cette phase, d’un environnement de développement intégré,  pour générer les modèles e données se rapportant aux  thématiques et indicateurs choisis.

 Les développements ont été effectués sur trois plateformes :

  • ArcGIS, Geoportal Server  et SQL Server
  • OpenGeo Suite, GeoNetwork, PostgreSQL et GET SDI Portal
  • D3.js, bibliothèque Javascript
Graphique 1: Ecran d’accueil du système

Ceci permet de faire face à des situations variées des utilisateurs, en recourant à une IDG avec serveur cartographique aussi bien sur une plateforme propriétaire qu’Open, de même que  la production de cartes interactives côté client.

Portée au niveau régional

Pour la réalisation du prototype le choix  a porté sur la bibliothèque Leaflet avec l’utilisation des bibliothèques Geostats.JS et Chroma.JS pour la réalisation des cartes interactives, l’adoption de l’architecture JEE pour le développement de la plateforme, Geoserver et postgressql/postgis pour le stockage et la gestion du catalogue de données.

Graphique 3 : IDS régionale

Technologies mobiles

Les technologies mobiles jouent un rôle de plus en plus croissant dans les processus statistiques, aussi bien pour la collecte que  la diffusion des données.

Pour ce,   des applications ont  été réalisées et testées pour  intégration au système d’aide à la décision :

  • Collector for ArcGIS et Survey 123,  applications  de la plateforme ArcGIS  répondent aux  besoins de collecte de données sur le terrain Elles  permettent  de consulter, de modifier et de saisir des données SIG à l’aide d’un appareils mobiles.
  • Apache Cordoba,  plateforme  open source permettant de créer des applications mobiles hybrides  avec les technologies du web (HTML, JavaScript, CSS), tout en bénéficiant des fonctionnalités natives des appareils (localisation GPS, contacts, caméra).
Figure 4 : Exemple de visualisation mobile

Conclusions

Un Système d’Aide à la Décision Territoriale   a été conçu et réalisé selon une approche d’IDG,   prenant en compte l’intéropérabilité des données statistiques et géospatiales provenant d’une multitude de sources.

Les développements ont été réalisés sur  les  plateformes : ArcGIS, OpenGeo Suite et la bibliothèque Javascript D3.

Des modules de   mobilité ont  été  déployés  sur  Collector  et Survey 123  pour ArcGIS, et une application réalisée avec Apache Cordoba.

Bibliographie

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Le foncier et la stratégie industrielle nationale

Le Foncier Industriel sujet de controverses

http://www.zonesindustrielles.ma/map

Comme pour toutes les autres stratégies nationales, le foncier industriel est une des contraintes de la stratégie industrielle, comme en témoigne les écrits de la presse nationale à ce propos.

Parmi les griefs:, on note la rareté de l’offre, les aménagements déficients…

http:// http://fr.le360.ma/economie/fes-zones-industrielles-le-fiasco-133267

https://www.medias24.com/MAROC/ECONOMIE/ECONOMIE/180286-L-etat-des-zones-industrielles-point-faible-de-la-strategie-industrielle-du-Maroc.html

Le rapport de la cour des comptes sur les Espaces d’Accueil Industriels (EAI) apporte plus de précisions à ce propos: prépondérance du financement public, faible compétitivité des prix de commercialisation, problèmes au niveau des stations d’épuration et d’application du programme d’efficacité énergétique, planification sans évaluation des plans précédents, lacunes dans la promotion, manque de transparence sur les prix de commercialisation…

https://www.leconomiste.com/article/1032882-rapport-de-la-cour-des-comptes-des-zones-industrielles-peu-competitives

Les réactions du ministère concerné fournissent une autre perspective sur le sujet. A noter que le foncier industriel avait déjà fait en 2007 l’objet d’un rapport de la Banque mondiale.

http://documents.worldbank.org/curated/en/603661468109463764/pdf/695180v40FRENC0ndustriel000Oct02007.pdf

Quel cadre de référence pour le suivi évaluation ?

Ce qui précède n’est pas le seul sujet de désaccord. Les résultats d’une étude réalisée par le ministère de l’Industrie avait conclu que le nombre d’emplois créés dans le secteur industriel est bien plus important que ce qui figure dans les rapports du HCP et de Bank Al Maghrib.

http://fr.le360.ma/politique/industrie-guerre-des-chiffres-entre-elalamy-lahlimi-et-jouahri-161109

http://www.le1.ma/lahlimi-remet-mhe-a-sa-place

Lors d’un point de presse pour la présentation des principaux résultats de l’enquête nationale sur l’emploi, le Haut Commissaire au Plan a tenu à rappeler que les seuls indicateurs assumés sont ceux de son département par la force de la loi, et par celle du référentiel international adopté par le HCP.

Des avis qui dérangent

http:// https://lnt.ma/bam-cese-preconisent-nouvelle-vision-developpement/

Dans un rapport d’auto-saisine datant de 2017, le CESE a traité le plan d’accélération industrielle, dont l’objectif est le renforcement de la contribution du secteur au niveau du PIB et l’ériger en principal moteur de croissance.

http:// https://telquel.ma/2018/01/15/rapport-du-cese-comment-revolutionner-lindustrie-marocaine_1576440

Le rapport fait référence au rapport du Forum Economique Mondial (Readiness for the Future of Production, 2018), qui place le Maroc parmi la catégorie de pays les moins préparés à la révolution industrielle 4.0.

http://www.leseco.ma/derniere-minute/63052-elalamy-remet-en-cause-le-rapport-du-cese.htm

La presse n’a pas manqué de relever la réaction du ministre de l’Industrie , qui n’a pas mâché ses mots au sujet du rapport du CESE. «Je me méfie de la démarche des grands penseurs»…

Manque de culture d’évaluations indépendantes

Comment expliquer ces divergences de point de vue sur des sujets aussi cruciaux ?

Il y’a peut être des raisons politiques et de personnes derrières les réactions signalées.

https://www.medias24.com/MAROC/ECONOMIE/ECONOMIE/188057-Moulay-Hafid-Elalamy-severement-tance-par-le-Roi-Mohammed-VI.html

https://telquel.ma/2018/12/01/mhe-tance-par-le-roi-sur-son-comportement-arrogant_1620272

https://www.le1.ma/mhe-la-deceleration//

Mais il faut aussi prendre en considération: l’absence d’une culture d’évaluations indépendantes des politiques, stratégies et plans. Et par conséquent, tout ce qui s’en suit comme cadre concerté et indicateurs harmonisés.

http://prod.leconomiste.com/et-puis-quoi-encore

Ceci étant aggravé par des approches qui suscitent beaucoup d’interrogation.

http://m.le360.ma/politique/business-des-etudes-ministres-et-deputes-dans-le-collimateur-de-jettou-180891

Innover pour réussir la melkisation des terres collectives

Un dialogue nationale et des recommandations 

Les terres collectives constituent un patrimoine foncier important, qui suscite beaucoup d’intérêt, compte tenu des défis qu’a  toujours soulevé sa gouvernance.

Un dialogue national avait porté en 2014 sur ces terres, auquel l’ONIGT avait pris part et formulé un avis.

Une journée d’étude organisée à Rabat, par les groupes de la majorité à la Chambre des Représentants sur le thème “L’impact de l’appropriation des terres collectives situées dans les périmètres d’irrigation”, a constitué une occasion pour s’arrêter sur le cadre juridique régissant ces terres et la réglementation de leur gestion, ainsi que sur les efforts consentis à même de promouvoir ce patrimoine territorial.

Cette rencontre fait partie de l’approche  à laquelle a appelé SM le Roi Mohammed VI lors des “Assises nationales sur la politique foncière de l’Etat et son rôle dans le développement économique et social”, tenues les 8 et 9 décembre 2015 à Skhirat.

Les recommandations  des Assises nationales sur ”la politique foncière de l’Etat et son rôle dans le développement économique et social” au sujet des terres collectives sont comme suit:

  • La réforme du régime des terres collectives et l’exploitation et la capitalisation des résultats et recommandations fondamentales du dialogue national ouvert à cet effet, en vue de mettre à niveau les terres des collectivités ethniques dites « Soulaliyates » et faire en sorte qu’elles puissent contribuer à la promotion du développement et en faire un mécanisme d’intégration des ayant-droits dans cette dynamique nationale et ce, dans le cadre des principes de droit, d’équité et de justice sociale ;
  • Le déploiement d’efforts concertés pour faire aboutir l’opération d’appropriation à titre gracieux, au profit des ayant-droits, des terres collectives situées à l’intérieur des périmètres d’irrigation ;
  • L’accélération de la cadence d’apurement de la situation juridique des terres collectives, en vue de créer un climat propice à l’intégration optimale de ces terres dans le processus de développement économique et social du pays ;
  • La révision du cadre juridique et institutionnel régissant les terres collectives et la simplification des procédures, pour assurer une gestion plus efficace de ce capital foncier

Un Projet pilote

Plusieurs constats ont  déjà été dressés après le lancement de l’expérience pilote de melkisation des terres collectives irriguées au Gharb.

Le premier est la lourdeur de la procédure d’immatriculation en vigueur, surtout en l’absence d’un manuel de procédures. Aussi, les frais d’immatriculation et les droits d’enregistrement, constituent parfois un obstacle.

Nouvelle initiative portant sur un million d’hectares

Suite aux discours royaux   ayant abordé la melkisation des terres collectives au profits des ayants droits, le ministre de l’agriculture a annoncé une nouvelle initiative .  Celle ci  vise  ” l’élargissement du champ de l’investissement agricole à toutes les catégories, tout en favorisant l’émergence d’une classe moyenne agricole et en rendant plus accessible le foncier agricole à l’investissement productif par la mise à disposition progressive, au profit des ayants-droit, d’un million d’hectares supplémentaires de terres collectives, tel que souligné lors du discours d’ouverture du Parlement.

Des voies pour  innover la procédure de melkisation

http://www.geometres-rancophones.org/5e8sef5sdgf/uploads/2018/11/BOOK-FULL-OP.pdf

En référence aux travaux des 7ème Journée nationale de l’IGT et les 7èmes Universités Francophones de Perfectionnement des Géomètres sous le thème «technologies avancées pour des politiques foncières efficaces» tenues  les 29 novembre – 30 décembre 2018  à Skhirate à Rabat, il y a lieu d’examiner le opportunités d’introduire des innovations dans ce projet d’importance économique et sociale.

    • Considérer  le projet de melkisation parmi  les axes de la stratégie foncière nationale en élaboration
    • Prise en compte du décret 2.18.181 du 10 décembre 2018 relatif à la gestion électronique des opérations d’Immatriculation Foncière
    • Examiner l’applicabilité des principes de l’approche ‘Fit For Purpose For Land Administration ’ pour réduire les délais
    • Adopter des approches de SIG participatifs pour la réalisation des systèmes d’information interopérables
    • Ne pas se limiter à des plateformes propriétaires , et examiner les possibilités des systèmes ouverts tels que proposé par GLTN dans STDM
    • Approche continuum des droits de propriétés foncières
    • Faire appel à d’autres normes de performance pour compléter celles d’IFC dans certains contextes  sur quelques thématiques.

Le chef de gouvernement, le secrétaire d’état chargé du développement rural et le président du Conseil National de l’ONIGT à la conférence de Skhirate

Conclusion

A  la vue des diverses annonces relatives à la melkisation des terres collectives  , et prenant en considération le travail envisagé   dans le cadre  dans le  Gharb et le Haouz, il est à espérer que les différentes interventions viseraient la complémentarité, afin de bénéficier des expériences sur le terrain et des améliorations possibles.

Références

La stratégie foncière au Maroc : leçons des stratégies sectorielles nationales et des pratiques internationales

Lâ??attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Le-land-grabbing-ou-l-accaparement-des-terres-par-les-geants-1024x512.jpg.

https://www.farmlandgrab.org/post/view/23520-qui-est-responsable-des-accaparements-de-terres-dans-le-monde

1- INTRODUCTION

Suite à des consultations organisées par le chef du gouvernement et l’organisation en décembre 2015 des assises nationales sur la politique foncière de l’état, un processus été lancé pour la préparation d’une stratégie nationale foncière.
Le constat de la limite du modèle de développement actuel ayant été fait, on se réfère aux analyses des stratégies sectorielles nationales effectuées par plusieurs organismes pour en tirer des leçons qui s’imposent pour la stratégie foncière.
On procédera aussi à un examen des expériences internationales pour en déduire les bonnes pratiques dans une perspective africaine dans le domaine.

2- LE LANCEMENT DU PROCESSUS DE L’ELABORATION DE LA STRATEGIE FONCIERE NATIONALE

En novembre 2017 le chef du gouvernement avait annoncé aux parlementaires le lancement du chantier de la politique foncière nationale.
Dans la foulée un appel d’offres fut lancé par MCA- Morocco dans le cadre du Compact II du MCC, et sa composante amélioration de gouvernance et de productivité du foncier. L’appel d’offres qui fait suite à celui de 2016, a pour objet la préparation et la mise en œuvre du dialogue sur le foncier.
L’appel d’offres de novembre 2017 a été déclaré infructueux. Suite à quoi le Conseil Economique Social et de l’Environnement (CESE) a été saisi par le chef de gouvernement pour un avis sur la politique foncière nationale.
Il faut aussi rappeler le rôle de la commission ministérielle permanente de la politique
– la proposition au gouvernement de la stratégie nationale de la politique de l’Etat dans le domaine foncier, ainsi que son suivi et son évaluation après sa soumission pour adoption,
– la coordination des interventions des secteurs publics chargés de la gestion du foncier,
– la garantie de la convergence des politiques publiques dans ce domaine,
– les consultations sur les mesures législatives, organisationnelles et procédurales.

3- DES LEÇONS A TIRER DES STRATEGIES SECTORIELLES NATIONALES

Les constats du CESE, les évaluations de la cour des comptes et  Les analyses de l’OCDE ont soulevé les Problème de cohérence, Gouvernance et suivi/Évaluation des stratégies sectorielles nationales. Déja en 2012 Prof. N. Akesbi avait fait  ce constat :

« reste que, à un niveau plus général, le PMV s’inscrit dans la lignée des plans sectoriels engagés au Maroc depuis le début des années 2000. En effet, depuis l’abandon de la planification – futelle indicative – des années 60-90, le pays se contente de simples plans sectoriels drapés de noms évocateurs tels « Azur » pour le tourisme, «Emergence »pour l’industrie, « Rawaj » pour le commerce, «Halieutis» pour la pêche, et «Maroc vert» pour l’agriculture… Elaborés dans les mêmes conditions et avec le même état d’esprit, tous ces plans souffrent de problèmes similaires et se prêtent à peu près aux mêmes critiques. De plus, réalisés sans souci de coordination et s’ignorant donc les uns les autres, le grand problème aujourd’hui est celui de leur mise en cohérence. Chaque plan se complaît ainsi dans sa propre logique et affiche ses propres objectifs ainsi que ses moyens, quitte à ce que ceux des uns entrent clairement en conflit avec ceux des autres… ».

La quasi-totalité des stratégies sectorielles ont été élaborés selon les mêmes approches par des cabinets de conseils sélectionnés suite à des appels d’offres. En l’absence d’évaluation indépendance , il est pour le moment difficile de déterminer les responsabilités entre les maîtres d’ouvrage, maîtres d’ouvres, AMO et autres intervenants , dans les constats relevés ci-dessus.

La recommandation ci-dessous de la Cour des comptes au ministère du tourisme devrait interpeller tous les départements ministériels qui ont recours à l’expertise externe et consultants :

– Eviter le recours excessif aux consultations juridiques et techniques pour des tâches normales de l’administration, surtout que le département dispose de directions dédiées ainsi que d’une société d’ingénierie sous sa tutelle (la SMIT), dont la mission légale est la réalisation « d’études de toute nature nécessaire à la définition et à la mise en œuvre de la stratégie de développement du tourisme arrêtée par les pouvoirs publics » ;
– Pour les études justifiant le recours à l’expertise externe, le département est appelé à être plus précis dans la définition des termes de références et de veiller à l’exploitation effective de leurs résultats ;

4- LES CADRES INTERNATIONAUX ET BONNES PRATIQUES

  

https://www.grain.org/article/entries/4063-le-millennium-challenge-corporation-americain-l-afrique-livree-au-big-business

Le choix   a été porté sur  la Malaisie et  le Rwanda en raison de la disponibilité d’une documentation suffisante.

Les leçons d’une évaluation de la Gouvernance foncière en Malaisie par la Banque Mondiale concernent :
– L’attribution de Titres fonciers
– Les Solutions TIC et intégration de données
– Le Partenariat Public Privé
– La disponibilité du NSDI
– La Politique et coordination inter Agences

Le choix du Rwanda s’explique par son classement dans le Doing Business, notamment en ce qui concerne le transfert de propriété.
Le travail accompli par le Rwanda dans ce domaine et dans la bonne gouvernance en général est remarquable , comme en témoigne divers rapports et classements internationaux.
– Un plan cadre de développement national
– Des stratégies sectorielles dont : TIC + NSDI (SMART Rwanda 2020), Open Data, Politique Foncière, Stratégie Foncière.

5- ASSISTANCE EXTÉRIEURE

Les réformes foncières en Afrique, ont mobilisé et continue, plusieurs des appuis extérieurs de la coopération bilatérale  (Allemagne, Angleterre, France,  Canada,  Suisse, USA…) et multilatérale (Banque Mondiale, Banque Africaine, PNUD….).

Des  études sont disponibles  sur les réformes  foncières  dans les différentes sous régions de l’Afrique : Afrique Australe, Afrique Centrale, Afrique de l’Est, Afrique de l’Ouest et Afrique du Nord.

Dans le cas du Maroc on citera à titre d’exemple le projet  ACDI /ANCFCC pour un cadastre général au Maroc.

6-PERSPECTIVE AFRICAINE

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Avec le lancement de l’Initiative sur les Politiques Foncières  en Afrique (LPI) redevenue  ALPC, une coopération  sur les questions foncières avec une perspective africaine est entrain de se mettre en place.
Pour notre propos on s’intéressera plus particulièrement à la coopération interafricaine dans ce domaine, surtout que le Maroc s’est engagé dans une intensification de sa coopération en Afrique, concrétisée par plusieurs projets communs et sa demande d’adhésion à la CEDEAO et la création d’un ministère délégué aux affaires africaines.

Dans ce qui suit on se concentre  sur  les pays suivants : Cameroun, Cote d’Ivoire, La Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal. Des analyses LGAF sont disponibles pour ces pays, de même que des actions VGGT   pour quelques uns. Il y est  question  du   bon usage des cadres et  approches disponibles : Suivre les directives PF  pour le processus, Analyse de  situation actuelle par LGAF, et projeter  la situation cible avec VGGT.

Le Choix de ces pays s’explique par l’une de ces considérations : Existence d’interventions du secteur Public ou  du  secteur privé  Marocain , accords entre ordres nationaux  des IGT, pays membre du  NELGA Afrique du Nord.

7- DES LEçONS

– Besoin d’une approche globale intégrée aux objectifs de développement national
– Assurer le lien avec les autres stratégies sectorielles
– La révision du cadre légal et institutionnel
– Suivre une approche de préparation participative et inclusive
– Établir les indicateurs de suivi /évaluation
– Assurer la continuité et ajustements nécessaires au cours de la réalisation
– Développer les compétences nécessaires
– Mobiliser les ressources financières adéquates

8- ANALYSE SWOT

Forces Faiblesses
Résultats des assises nationales sur la politique foncière

Immatriculation Foncière, cadastre et cartographie  dans la même administration

Financement MCC et actions MCA-Morocco

Commission ministérielle sur la politique foncière

Implication de la Société Civile

Lenteur des réformes

Gestion de projet et non maîtrise des   délais

Absence de stratégie Géomatique

Absence de cadastre Général

Insécurité et spoliation

Non application des recommandations

Opportunités Menaces
Volonté politique

Projet dématérialisation de l’ANCFCC

Coopération internationale et régionale

Diagnostics de la cour des comptes : Domaine privé de l’état, ZAI, FDR, Logement social, Aéroports, Tourisme

Réactions des groupes de pression

Actions en Silos des administrations concernées

Manque de continuité

Approches bureaucratiques et non ’Fit For Purpose’

 9- CONCLUSION

La stratégie foncière nationale  pourrait tirer profit des analyses des démarches qui ont présidé à la formulation et réalisation des stratégies sectorielles nationales, et éviter ainsi nombre d’écueils qui les ont entachées et critiques qu’elles ont générées.

Les bonnes pratiques internationales et régionales sont aussi là pour baliser un chantier qui pourrait en bénéficier  au service du développement durable.

Cela passe entre autre  par une  bonne gouvernance du foncier, intégrant des solutions TIC et Géospatiales innovantes,  dans une  approche inclusive et ouverte, prenant en compte les questions émergentes. Le tout  pour répondre aux besoins des populations  et des investissements, en assurant la sécurité foncière  et la continuité des droits fonciers et de propriété.

Dans ce sens La stratégie foncière devrait faire le lien avec les autres stratégies sectorielles, se baser sur le programme de Gouvernement numérique,  et prendre en compte le besoins en Infrastructure  Nationales des Données Géospatiales. Les systèmes d’administration foncière conséquents, doivent viser  la fiabilité, la  transparence et réponse aux besoins des usagers.