Le défi du changement climatique

Lors du congrès de la FIG organisé à Marrakech les 18-22 mai 2011, la troisième session plénière à été consacrée à l’environnement et développement durable. On trouve dans le N° 15 de la revue IGT un compte rendu sur la dite session   au lien : http://onigt.ma/images/pdf_revue_igt/revue_igt_15.pdf et aussi au lien: http://www.fig.net/news/fig2011/picture_gallery_04.htm

IGT15     panel

La session a été co-présidée par Prof. John Hannah du New Zeland président du FIG Task Force on Surveyors and the Climate Change.

Les termes de référence du Task Force incluent entre autre l’investigation pour déterminer les domaines d’expertise professionnelle dans lesquels les Géomètres pourraient apporter une contribution aux études sur les changements climatiques aussi bien au niveau atténuation qu’adaptation.

Le Task Force devrait présenter son rapport final au congrès de la FIG en 2014.

http://fig.net/pub/monthly_articles/december_2013/hannah.html

Déjà en 1992, La publication de la commission 3 de la FIG en coopération avec UN-HABITAT avait traité de la gestion de l’information spatiale pour le Développement Durable des villes

http://www.fig.net/pub/figpub/pub31/figpub31.htm

Parmi les organisations professionnelles de géomètres ayant pris des initiatives afin que leurs membres les nouveaux domaines d’intervention que sont le développement durable et le changement climatique entre autre on pourrait citer l’Association allemande : German Association of surveyors ( DVW).

http://fig.net/pub/monthly_articles/september_2012/sep_2012_karl-friederich_thoene.html

L’expérience hollandaise est aussi intéressante, car essaye de mobiliser les possibilités du cadastre et de l’enregistrement foncièr dans des initiatives nationales liées aux changements climatiques.

http://fig.net/pub/monthly_articles/august_2009/august_2009_vandermolen.html

On peut conclure d’après les travaux cités , que partout dans le monde la profession d’IGT chercher à identifier de nouvelles pistes et opportunités pour faire face aux défis de notre société.

Cela devra être aussi le cas en ce qui nous concerne au Maroc.Cela nécessitera un grand effort d’innovation que nous devons fournir pour être compétitif dans un marché qui devient de plus en plus globalisé. Rien de cela ne pourrait se concrétiser sans une nouvelle mentalité, vision et partenariat gagnant-gagnant entre l’administration, nos institutions d’enseignement /recherche, notre secteur privé et nos organisations et associations professionnelles.

 

La coopération internationale en ingénierie topographique

La coopération internationale a depuis longtemps joué un grand rôle dans notre profession, et ce, aussi bien au niveau de l’administration que celui de la formation. C’est entre autre le cas de la coopération française avec l’IGN et l’ENSG, et la coopération canadienne par l’intermédiaire de l’ACDI et l’Université Laval.

Le propos n’est pas de faire un inventaire historiques ni une analyse de cette coopération , mais juste fournir quelques éléments historiques pour mémoire, en reconnaissance de son apport dans ce domaine.

Ci-dessous des photos datant de 1973 d’une mission de l’IGN France établissant un point Géodésique à la Maamora dans le cadre d’un projet avec ‘la division de la carte’ de la DCFTT.

ign1 ign

Avec le lancement en 1970-71 de la section des Travaux Ruraux et de Topographie à l’IAV, la deuxième année était commune (TR-TOPO). Les cours des disciplines Topo étaient assurés par des membres de la DCFTT.
Sur la photo ci-dessous de 1971 des IGT se reconnaîtront avec des TR lors d’une visite d’étude à un chantier de l’ORMVAG.

TRTopo

C’est à la troisième année de spécialisation en Topographie , qu’une équipe de professeurs mobilisée par l’Université Laval a assuré l’enseignement de diverses disciplines à partir de 1971-72.Sur cette photo de 1973 des confrères IGT se reconnaîtront avec Michel Maiville qui a enseigné les cours de cartographie.

mainville

Qui se rappelle encore de l’ANIGET ?

Après un travail continue de dix ans sur les politiques, stratégies avec vision prospective dans les domaines des TIC au sein la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique , j’ai décidé de faire un retour rétrospectif sur notre profession d’IGT avec laquelle j’ai toujours gardé des liens tout au long des années passées.

J’avais déjà évoqué la période de 1992 avec l’ANITOP à l’occasion du témoignage sur feu A. Doghmi.

Dans ce qui suit, je vais revenir encore plus en arrière à l’année 1982. A l’époque je venais juste de retourner au Maroc , et rejoins le Centre National de Coordination et Planification de la Recherche scientifique (CNCPRST), actuel Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique ( CNRST) qui était dirigé par Prof. Driss Bensari .

A cette époque il y’avait une association professionnelle en activité, l’Association Nationale des Ingénieurs Géomètres et Topographes (ANIGET) (remarquez le nom en arabe).

Le bulletin de liaison publié par cette association est très instructif, au vu des débats actuels au sujet de notre profession, ses problèmes , son évolution, le rôle de l’ordre , celui des associations…En voilà quelques extraits:

anigetaniget1

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Je saisis cette occasion pour rendre hommage à un confrère qui était Secrétaire Général de cette association, et qui nous a quitté , Feu Fakher Eddine Ahmed, Rahimahou Allah.

Nous sommes de la même promotion, avons rejoint le service informatique de la DCFTT en 1974, que nous avions quitté ensemble en 1977 pour des études de docteur-ingénieur en informatique à l’université Lyon 1 et l’INSA. Il a travaillé sur les bases de données avec Prof Robert Laurini.

Il d’abord rejoint le bureau d’étude SCET Maroc avant de prendre en charge l’informatique de la Direction des Douanes.

Ci-dessous des photos dans lesquelles il figure, prises à Louisia près de Mohammadia lors du projet de fin d’études.

feddine1Deuxième à partir de la gauche 

feddineTroisième à partir de la droite

 

 

En hommage à feu Abdelmoumen Doghmi

Je vais dans ce billet essayer de fournir un témoignage sur un confrère IGT qui vient de nous quitter, feu Abdelmoumen Doghmi, avec qui  ma connaissance  date des années d’étude à l’IAVH II, au sein de la première promotion d’ingénieurs des travaux topographiques sortie en 1974. Il était alors chef de service des ateliers de reproduction et tirage de la Direction de la Conservation Foncière et des Travaux Topographiques (DCFTT) (ancêtre de l’actuelle ANCFCC).

Les photos ci-dessous ont été prises lors la visite de la promotion à ces ateliers courant 1974 dans le cadre du cours de cartographie.Les ateliers à l’époque dépendait de la division de la cartographie.

Scan1

atelier

 

 

On s’est ensuite côtoyés en tant que collègues, après avoir moi même rejoint le service informatique de la DCFTT dirigé à l’époque par notre confrère M. Maati Bakkar.

Ayant quitté la DCFTT en 1977 , c’est à partir de 1991 que j’avais repris contact avec Feu Doghmi dans le cadre de l’Association Nationale des Ingénieurs Topographes (ANITOP), dont il était le Secrétaire Général, puis président ultérieurement.

bureau

C’était une époque très intéressante avec les préparatifs pour l’organisation de la profession, comme en témoigne la publication de la revue (Le Topographe) et l’organisation de la première journée nationale de Topographie en 1992.

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Après, C’était au sein du premier conseil national de l’ONIGT dont il était le secrétaire général adjoint , que j’ai continué à apprécier le travail sérieux, toujours dans la bonne humeur du regretté, Rahimahou Allah.

 

CN

Logiciels libres et Infrastructure des Données Géographiques

RAE

La société GTOPIC sarl (www.gtopic.net) a conclu le 16 décembre 2013 un accord de coopération avec la société grecque GET Ltd ( www.getmap.gr), et ce à l’occasion de la visite à Rabat de son CEO M. Gabriel Marvellis.

L’accord porte entre autre sur la coopération dans les domaines des logiciels libres de géomatique et l’infrastructure des données géographiques, et se basera sur l’expérience accumulée par les deux sociétés, en Afrique pour GTOPIC et en Europe pour GET.

Dans le cadre de cet accord une réunion a été organisée le 17 décembre 2013 avec des enseignants chercheurs et professionnels de l’IAVH II de l’INAU, de la CEA et des confrères du CN de l’ONIGT.

Les présentations faites par GET ont porté sur ses activités dans le cadre de la mise en place de la directive européenne sur l’infrastructure des données géographiques: INSPIRE.

Les débats ont porté sur ce que pourrait être le rôle du secteur académique dans la mise en place d’un cadre de partage de l’information géographique à l’échelle nationale selon une démarche graduelle concertée, impliquant les acteurs intéressés , producteurs et utilisateurs de données géographiques.